Je vais retourner chez mon père

Je vais retourner chez mon pèreSi la conduite de ce jeune homme nous déplaît, ce qui nous fait horreur, c’est son départ : quant à nous, ne nous éloignons jamais d’un tel père ! La seule vue du père fait fuir les péchés, repousse la faute, exclut toute inconduite et toute tentation. Mais, si nous sommes partis, si nous avons gaspillé tout l’héritage du père dans une vie de désordre, s’il nous est arrivé de commettre quelque faute ou méfait, si nous sommes tombés dans le gouffre de l’impiété et dans un effondrement total, levons-nous une bonne fois et revenons à un si bon père, invités par un si bel exemple.

« Quand le père le vit, il fut saisi de pitié, il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. »(Lc 15, 1-3.11-32) Je vous le demande : quelle place y-a-t-il ici pour le désespoir ? Quel prétexte pour une excuse ? Quelle fausse raison de craindre ? À moins peut-être que l’on craigne la rencontre du père, que l’on ait peur de ses baisers et de ses embrassements ; à moins que l’on croie que le père veut saisir pour récupérer, au lieu de recevoir pour pardonner, lorsqu’il attire son enfant par la main, le prend sur son cœur, le serre dans ses bras. Mais une telle pensée, qui écrase la vie, qui s’oppose à notre salut, est amplement vaincue, amplement anéantie par ce qui suit : « Le père dit à ses domestiques : Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. » Après avoir entendu cela, pouvons-nous encore tarder ? Qu’attendons-nous pour revenir au père ?

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)

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2 commentaires sur « Je vais retourner chez mon père »

  1. Bonjour Jean-Pierre, j’ai beaucoup de mal à admettre l’attitude du père qui fait la fête pour le retour de l’enfant prodigue, il aurait du l’accueillir à bras ouverts bien entendu, mais par rapport à l’autre fils , je trouve cela injuste,. Bonne fin de journée Amitiés MTH

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    1. Et pourtant le Père n’a pas dit à l’enfant prodigue « Tu es toujours avec moi » et «Tout ce que j’ai est à toi » … mais bien à son fils aîné dont il remarque néanmoins l’absence d’empathie (ce qui se comprend, puisqu’à travers lui ce sont les pharisiens et leurs mauvais sentiments que Jésus vise dans cette parabole).

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