Connaitre un peu mieux le Saint Curé d’Ars

il y a deux jours, j’ai pour la première fois rendu une petite visite au Saint curé d’Ars à Ars-sur-formans . Cela m’a permis entre autres de ramener quelques photos pour illustrer cet article. Le village se situe dans la partie sud-ouest du département de l’Ain, au nord de Lyon (33 km) et 200km de chez moi.

Son presbytère

Maison du 18ème siècle conservée en l’état. Les meubles, objets liturgiques, effets personnels du Saint Curé d’Ars y sont exposés.presbytère

Le Curé d’Ars y vécut 41 ans ; il est resté dans l’état où il se trouvait à sa mort, tout spécialement sa chambre.

La cuisine :

cuisine

La chambre :

chambre

C’est la chambre que la Saint occupait à sa mort. Pardon, pour la mauvaise  qualité de la photo cela vient du fait qu’elle est prise de derrière une vitre de protection.

J’ai également pris quelques clichés au musé de cire pour illustrer la suite de l’article.

Des photos de la Basilique sont disponibles sur mon autre blog Chrétien photo

Sa vie

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Premier texte en français sur Padre Pio

Padre PioIl semble y avoir, depuis quelque temps, une magnifique manifestation du surnaturel, dans la petite ville de S. Giovanni Rotondo, aux flancs du Mont Gargan, non loin de Foggia. Ici, la plus grande discrétion s’impose. L’Eglise seule est juge. Mais, à titre de chronique, le moment est venu de vous mettre au courant puisque déjà les journaux en parlent. Il y a donc, au couvent des Capucins de S. Giovanni Rotondo, un religieux dont le nom est connu maintenant dans toute l’Italie et bien au-delà. C’est le P. Pio, natif de Pietra-Elcina. Il aurait trente-trois ans et s’attendrait à mourir bientôt. On le dit stigmatisé et il paraît bien que Dieu l’a gratifié du don des miracles, de pénétration des cœurs et de prophétie. Poitrinaire depuis longtemps, son organisme déroute complètement la science médicale. Mobilisé pendant la guerre, on dut bientôt l’envoyer dans un hôpital militaire, où il resta de longs jours sans que personne s’occupât de lui. Quand, enfin, on voulut l’examiner, on lui trouva un état fébrile déconcertant. Il fallut des thermomètres spéciaux qui accusèrent une cinquantaine de degrés ! C’est vraiment à n’y rien comprendre ! On le renvoya dans son couvent où il se trouve encore, et d’où il lui serait bien impossible de sortir : le peuple ne le laisserait partir à aucun prix.

On accourt à lui de tous les points de l’Italie.

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Saint Matthieu Apôtre et martyr

Mathieu

Matthieu était probablement galiléen de naissance. Il exerçait la profession de publicain ou de receveur des tributs pour les romains, profession très odieuse parmi les juifs. Son nom fut d’abord Lévi. Il était à son bureau, près du lac de Génésareth, où apparemment il recevait le droit de péage, lorsque Jésus-Christ l’aperçut et l’appela. Sa place était avantageuse ; mais aucune considération ne l’arrêta, et il se mit aussitôt à la suite du Sauveur. Celui qui l’appelait par sa parole le touchait en même temps par l’action intérieure de sa grâce.

Lévi, appelé Matthieu après sa conversion,

invita Jésus-Christ et ses disciples à manger chez lui ; il appela même au festin ses amis, espérant sans doute que les entretiens de Jésus les attireraient aussi à Lui. C’est à cette occasion que les pharisiens dirent aux disciples du sauveur : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Et Jésus, entendant leurs murmures, répondit ces belles paroles : « Les médecins sont pour les malades et non pour ceux qui sont en bonne santé. Sachez-le donc bien, je veux la miséricorde et non le sacrifice ; car je suis venu appeler non les justes, mais les pécheurs. » Lire la suite

Saint Raymond Nonnat

Saint Raymond NonnatRaymond, né à Portel, au diocèse d’Urgel, en Catalogne, en 1204, fut surnommé « Nonnat » (non natus) parce que sa mère mourut avant de lui donner le jour, ce qui lui vaut d’être le patron des femmes enceintes et de l’enfant qu’elles portent. Sa mère était morte d’une grave maladie dont elle se vit attaquée au septième mois de sa grossesse ; les médecins assuraient que l’enfant était mort aussi, et que c’était même sa mort qui avait provoqué celle de sa mère ; le père, néanmoins, ne put jamais se résoudre à la voir conduire en terre sans avoir la connaissance de ce qu’elle portait dans ses entrailles ; un de ses parents, qui le vit dans cette perplexité, eut la hardiesse de tirer un poignard de son sein pour en fendre le côté gauche de la défunte, et l’on vit paraître aussitôt un bel enfant plein de vie, contre toute espérance humaine et au grand étonnement de tous ceux qui étaient présents. Son père était de la noble famille des Sarrois, depuis appelée Segers, alliée aux maisons de Foix et de Cardone. Enfant pieux et studieux, fort dévot à Vierge Marie, il était bouleversé par la misère physique et morale.

Entré dans l’Ordre des Mercédaires,

récemment fondé par Pierre Nolasque pour venir en aide aux chrétiens tombés aux mains des musulmans, Raymond Nonnat fut chargé d’aller à Alger pour racheter ceux que les barbaresques avaient réduits à l’esclavage. Quand il n’eut plus d’argent, il se livra lui-même contre quelques captifs. D’abord traité durement, il obtint ensuite la permission de circuler pour encourager ses compagnons d’infortune et, comme il avait profité de cette relative liberté pour enseigner quelques musulmans qui se convertirent et qu’il baptisa, il aurait été condamné à être empalé si ceux qui lui servaient de caution n’étaient intervenu ; il fut fouetté dans les rues, puis on lui perça les lèvres avec un fer rouge pour y placer un cadenas dont le gouverneur avait la clef. Lire la suite

Edith Stein « Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix »

Edith Stein, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

« Dieu est la vérité.
Qui cherche la vérité, cherche Dieu,
qu’il en soit conscient ou non. »

Philosophe et carmélite, Edith Stein vient au monde dans une famille juive le 12 octobre 1891 à Breslau en Prusse. Malgré une éducation marquée par le judaïsme, elle s’éloigne résolument à l’âge de l’adolescence de toute croyance religieuse en même temps qu’elle quitte librement l’école pour un temps. Sa vive intelligence l’engage à rechercher la vérité avec les moyens nécessaires : elle reprend donc le lycée et et va s’inscrire à l’université pour suivre les cours qui l’intéressent en psychologie et philosophie.

Edith est l’une des rares femmes de son époque à fréquenter l’université ;

elle sera la première femme docteur en philosophie avec sa thèse sur l’empathie. Edith devient élève puis assistante d’Edmund Husserl, dont les travaux en phénoménologie rendent la jeune femme attentive au phénomène religieux. Lire la suite

Saint Roch devenir pauvre pour servir les pauvres !

Saint RochQuand on a quinze ans au XIVème siècle, on a l’âge d’homme. Si beaucoup de garçons de son milieu et de son âge rêvent d’être professeurs de Droit, chirurgiens ou chevaliers, lui a choisi d’aider, de réconforter, de consoler ses frères exclus.

D’ailleurs, les événements vont bientôt se charger de précipiter les choix faits dans le secret de son coeur.

Avant de mourir, le père gravement malade confie à son fils : « Roch, mon cher enfant et mon seul héritier ! Je vais quitter cette vie mortelle, dans l’espérance d’avoir part au Royaume des cieux. Mon très doux enfant, voici ce que je te recommande : mets-toi au service du Christ ! Sois bon pour les pauvres, multiplie les aumônes, visite et soigne les malades, ce sont les frères de Jésus ! »

Terrassé par une forte fièvre, Jean rend son âme à Dieu, suivi peu après par Libère.

Âgé de quinze ans, Roch a reçu de ses parents le modèle de l’amour chrétien, le témoignage de leur charité, authentique incarnation de leur foi rayonnante. Ils ont été pour lui la première école de sainteté.

Maintenant c’est le passage à l’acte. Il lui faut entreprendre ce qu’il porte depuis si longtemps dans son coeur : servir ses frères souffrants, les soigner, prier pour eux.

Il ne faut pas omettre de dire que Montpellier possède depuis 1141 des écoles de médecine et de droit, puis en 1289 une université où, plus tard, Rabelais viendra y étudier. Sa faculté de médecine est la plus ancienne et la plus prestigieuse d’Europe. Là, Roch y côtoie les plus célèbres chirurgiens et apothicaires du temps.

Peu à peu, Roch prend ses dispositions en vue du partage de ses biens. En secret, il vend tout ce qu’il peut et en distribue le prix aux jeunes femmes pauvres, aux veuves, aux cloîtres et aux hôpitaux. Il cède ensuite à un frère de son père le reste de ses biens et tous ses droits à la succession paternelle. Lire la suite

Saint Pantaléon médecin, martyr.

Saint PantaléonPantaléon vivait à Nicomédie. Son père était païen et sa mère chrétienne ; celle-ci mourut malheureusement bien trop tôt pour son enfant. Pantaléon, élevé dans la religion de Jésus-Christ, quoique non encore baptisé, subit l’influence de son père et finit par oublier les principes que sa mère lui avait inculqués dans son enfance.
Il s’attacha à l’étude de la médecine et y devint si célèbre, que l’empereur Maximien-Galère le choisit pour son médecin et voulut l’avoir à sa cour. Un prêtre chrétien, nommé Hermolaüs, résolut de ramener à la foi chrétienne un homme qui avait de si brillantes qualités ; il s’introduisit dans sa confiance et en vint à lui rappeler les vérités de la religion :
« À quoi, lui dit-il, vous serviront vos connaissances, si vous ignorez la science du salut ? »

Hermolaüs, voyant que ses paroles faisaient impression sur Pantaléon, le pressa davantage, et celui-ci lui déclara qu’il y penserait sérieusement. Ces heureuses dispositions s’affermirent par un miracle qu’il opéra en invoquant le nom de Jésus-Christ. Lire la suite

Notre-Dame du Perpétuel Secours

Notre-Dame du Perpétuel SecoursC’est une scène symbolique que ce tableau nous dépeint. Jésus-Enfant a vu d’avance tous les tourments de Sa vie et de Sa mort, représentés par les insignes de Sa Passion (la croix, la lance, l’éponge piquée au sommet d’un roseau) que portent, à droite et à gauche, saint Michel et saint Gabriel. Effrayé par cette vision terrible, Il S’est réfugié dans les bras de Sa Mère : de Ses petites mains tremblantes, Il serre la main forte et calme de Marie. Détail touchant, dans le mouvement de Sa frayeur, Il a laissé échapper la sandale de Son pied droit.
Tandis que Jésus arrête Ses yeux épouvantés sur l’apparition, le regard de Marie, empreint d’une douce tristesse et d’une compatissante affection, se fixe sur nous et semble nous dire : « Voyez combien terrible est la vocation de mon Fils. Il n’est venu au monde que pour racheter les hommes par Sa Passion et Sa Mort. Que du moins Ses souffrances ne soient pas perdues pour vous. C’est mon désir le plus cher de vous aider à sauver vos âmes par les mérites de mon Fils. Venez à Moi, je serai votre Perpétuel Secours. »
Le regard triste et doux de la Madone, tel qu’on peut l’admirer avec avec émotion sur le Tableau original vénéré à Rome, est l’œuvre d’un artiste de première valeur. La majesté orientale de la Vierge Mère est tempérée par son expression de bonté attirante.

La Sainte Image, que nous vénérons sous le nom de Notre-Dame du Perpétuel Secours est originaire de l’île de Crète, où elle fut peinte par un artiste inconnu, probablement au XIVe siècle. Lire la suite

Saint Antoine de Padoue, le Saint aux miracles.

Saint AntoineIl naquit à Lisbonne en 1195 et il mourut à Padoue, le 13 juin 1231.

Il fut nommé prédicateur et professeur de théologie de ses frères à Bologne puis à Toulouse, Montpellier, Limoges, Milan et Padoue.

Saint Antoine est aussi connu comme Thaumaturge, opérateur de prodiges au point d’être appelé le Saint aux miracles.

En voici un bref aperçu :

La mule

Antoine disputait un jour sur la présence de Jésus dans l’Eucharistie avec un hérétique. Ce dernier lui lança un défi de prouver, par un miracle, que dans l’hostie consacrée est présent le vrai corps du Christ, et lui promit, s’il y parvenait, de se convertir à la foi catholique.

L’hérétique lui dit : « J’enfermerai ma mule pendant plusieurs jours dans mon étable, sans lui donner à manger. Je l’amènerai ensuite sur la place devant tout le monde en lui présentant du fourrage. Pendant ce temps, tu placeras l’hostie devant la mule. Si l’animal s’agenouille devant l’hostie en négligeant le fourrage, je me convertirai. »

Le jour fixé, le Saint montre l’hostie à la mule en disant : Lire la suite