Béni sois- tu, Seigneur, de m’avoir créée.

Sainte Claire d'AssisNée dans une famille de la noblesse locale, Claire, dès son enfance, manifeste un grand amour de Dieu et des pauvres. De même que l’arbre se reconnaît à ses fruits, on peut discerner, à travers cette fille lumineuse, les vertus de la mère. Dame Ortolana, en effet, est une authentique croyante de ce Moyen- Age qui ignorait les demi- mesures. Sa foi la conduira jusqu’à Jérusalem, au mépris de tous les dangers. Elle en sera magnifiquement récompensée par Celui qui donne toujours avec largesse. Enceinte de son premier enfant, alors qu’elle prie pour demander une heureuse délivrance, elle s’entend promettre : « Ne crains rien. Tu enfanteras une lumière qui illuminera le monde entier. »

Promesse splendidement réalisée en celle dont le nom révèle à la fois le plus intime du cœur, et le rayonnement de la vocation.

Enfant déjà brûlée de l’amour de Dieu,

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Dieu ne se comprend pas, il se rencontre

PentecôteDans quelques jours nous fêterons la Pentecôte, jour où l’Esprit Saint est répandu sur les apôtres et les disciples, réunis avec Marie à Jérusalem. C’était le commencement du don de l’Esprit fait aux hommes par le Père et son Fils, quand celui-ci, devenu homme comme nous, a pris sur lui nos péchés et notre mort pour nous rendre à notre Père dans une vie nouvelle, sainte et éternelle.

Cela doit sembler bien abstrait à la plupart d’entre vous… Incompréhensible. Bien sûr ! Nous sommes dépassés, c’est de Dieu qu’il s’agit ! Dieu ne se comprend pas, il se rencontre. De son côté, cette rencontre est tant désirée. Il nous a envoyé son Fils pour nous le faire savoir et il envoie en nous son Esprit Saint pour la réaliser, la rendre possible. Lire la suite

Mon Seigneur et mon Dieu !

St ThomasPar sa bonté, par sa condescendance, Jésus a terrassé l’incrédule qui d’un coup est devenu le modèle des croyants !

« Si je ne mets mon doigt dans le trou fait dans ses mains par les clous, si je ne mets la main dans son côté, non ! je ne croirai pas ! » disait Thomas le jour de Pâques… Et aujourd’hui, Thomas tombe aux pieds de Jésus et il s’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » C’est la plus belle de toutes les professions de foi, c’est essentiellement la profession de foi chrétienne. Toute la foi chrétienne est contenue dans ce cri adressé à Jésus-Christ : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Si Jésus est Dieu, toute ma vie est transformée, tout ce qu’Il nous a dit est vrai ; Dieu qui jusque-là était pour nous le « Tout-Autre, le Très-Haut, le Transcendant », devient le tout proche, notre frère, notre semblable. Si Jésus-Christ est Dieu, alors je ne puis plus jamais douter que ce Dieu a pour nous un amour de folie sans lequel on ne saurait expliquer, justifier ce rapprochement inouï…
Aussi, tout au long de son ministère, Jésus s’est efforcé de révéler progressivement aux hommes, et spécialement à ses Apôtres, sa véritable identité. Il est non seulement le Messie, mais Il est aussi le Fils de Dieu égal en tout à son Père !

Cette double révélation, Jésus l’a faite progressivement et cela deux raisons :

D’abord il voulait avoir le temps de remplir sa mission d’enseignement.
Or, d’une part, s’il s’était présenté tout de suite comme le Christ, le Messie, les Romains qui occupaient alors la Palestine l’auraient arrêté tout de suite parce que, pour les contemporains, ce titre avait une résonance politique. Le Messie passait à leurs yeux pour celui qui bouterait les Romains dehors… Voilà pourquoi Jésus qui voulait avoir le temps de prêcher son Évangile, évite au départ de se dire le Messie.
Et, d’autre part, si Jésus d’entrée de jeu s’était présenté comme le Fils de Dieu, ce sont les juifs qui l’auraient fait arrêter et exécuter de suite comme ils le feront plus tard lorsque l’heure sera venue pour Lui de le dire explicitement. Il n’aurait donc pas eu le temps de transmettre son message… Lire la suite

Bien-aimés de Dieu

ouvre tes brasNous voici arrivés au seuil du Carême, ce saint temps où nous faisons un effort pour nous rapprocher du Seigneur, pour éviter ce qui nous éloigne de lui et l’attriste, et pratiquer ce qui nous rapproche de lui et le réjouit. Un temps de conversion.

Le Seigneur, lui, de son côté, est proche de nous. Il est présent à chaque instant de notre vie, il connait nos pensées, nos sentiments, tout ce que nous traversons.
Le ‘problème’ n’est pas de son côté mais du nôtre. Si nous n’avons pas encore perçu sa présence, son amour pour nous, sa paix, reconnu la joie qu’il donne quand nous agissons et pensons comme lui, c’est le plus souvent par un manque de présence à nous-mêmes, dans la vérité de ce que nous vivons. Même quand nous prions, nous pouvons le faire sans être conscient de sentiments ou de pensées qui pourtant nous habitent et ne sont pas selon le Seigneur, et qui donc nous éloignent, nous séparent de lui, qui est pourtant le plus proche de moi qu’il soit possible d’être et qui souffre de me voir ainsi séparé de lui et plus ou moins malheureux, alors qu’il voudrait tant me prendre sur son Coeur comme un Père son enfant bien-aimé.

Le Seigneur est là pour me sauver.

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L’abandon de Marie à la volonté de Dieu

Vierge MarieUne obéissance totale Avant l’Annonciation : Lectrice attentive de l’Ecriture, elle a appris dès son enfance qu’elle devait obéir à Dieu et que sa Volonté se manifestait soit dans les commandements de la Torah, soit dans les événements de la vie. Il ne manque pas de textes de la Première Alliance qui affirment cette souveraineté de Dieu sur tout ce qui se passe dans l’univers.

La Bible ne rend pas Dieu responsable des maux perpétrés par le diable ou les pécheurs, mais elle affirme que, mystérieusement, Il les permet. Lorsque le saint homme Job perd ses enfants, ses biens et sa santé, il ne dit pas, remarque saint Augustin : » Le Seigneur me les avait donnés et le démon me les a ôtés « ; mais, en homme éclairé, il affirme ;  » C’est le Seigneur qui me les avait donnés et c’est Lui qui me les a ôtés, que son Nom soit béni !  » » (Jb 1, 21 ) Marie a donc pris très jeune l’habitude de s’abandonner avec confiance entre les mains de Dieu, comme les psaumes l’y invitaient. Lire la suite

Seigneur mon Dieu, tu m’as guéri

petite ThérèseThérèse a largement connu la souffrance au cours de sa vie, et d’une manière particulière pendant son enfance, ce qui eu des conséquences parfois très lourdes sur son comportement et sur son entourage. Elle souffrit la séparation de sa mère pendant treize mois et fut confiée à une nourrice pus vint la mort de sa maman alors qu’elle n’avait que quatre ans. Tout cela fera de Thérèse une personne inquiète, angoissée, en mal de mère, ayant du mal à vivre en société, mal dans son corps.

« Il faut vous dire, ma Mère, qu’à partir de la mort de Maman, mon heureux caractère changea complètement ; moi si vive, si expansive, je devins timide et douce, sensible à l’excès. Un regard suffisait pour me faire fondre en larmes, il fallait que personne ne s’occupât de moi pour que je sois contente, je ne pouvais pas souffrir la compagnie de personnes étrangères et ne retrouvais ma gaieté que dans l’intimité de la famille… »

Thérèse, mal remise de la disparition de sa mère, apprend l’entrée au Carmel de sa seconde mère, sa sœur Pauline. Thérèse est alors saisie d’une étrange maladie. Elle se tourne alors vers sa Mère du Ciel, la Vierge Marie : Lire la suite

Le combat ultime

lumièreLa découverte de notre misère dans la lumière de la Miséricorde de Dieu Que nous quittions cette vie d’une manière brutale ou à la suite d’une longue et pénible maladie, nous connaîtrons tous, avant d’entrer dans notre éternité, une véritable  » agonie « . Un mot qui vient du grec agôn (combat) et que les chrétiens utilisent pour désigner l’ultime combat que tout homme doit vivre à la fin de son pèlerinage sur terre. Il nous sera donné de revoir alors toute notre vie en un éclair et de la revoir à la lumière de la miséricorde divine, une lumière que nous n’aurons jamais eue auparavant. L’hypermnésie que connaissent certaines personnes qui croient leur dernière heure arrivée peut nous donner une petite idée de la vision que nous aurons alors. Un jeune qui avait failli se noyer m’a confié qu’il avait revu à ce moment-là tout le film de sa jeunesse, se rappelant des événements qu’il avait totalement oubliés. C’est l’expérience que fit saint François-Xavier lorsqu’en 1549 il faillit mourir dans un naufrage lors de sa traversée de Malacca au Japon. Il en parle dans une lettre qu’il écrivit à ses frères de Goa : « O mes frères, qu’en sera-t-il de nous à l’heure de notre mort si, durant notre vie, nous ne nous préparons pas et ne nous disposons pas à la science de l’espoir et de la confiance en Dieu car, à ce moment-là, nous nous retrouverons en plus grandes tentations, souffrances et épreuves que jamais, aussi bien pour l’esprit que pour le corps. » C’est également l’expérience crucifiante que fit le père Werenfried – le célèbre fondateur de l’Aide à l’Eglise en détresse – qui fut victime en 1994, à 81 ans, d’un infarctus. En proie à de violentes douleurs et croyant sa dernière heure arrivée, il a entrevu ce que devaient être les souffrances du purgatoire : « Et bien que, jadis, je fusse content d’arriver au moins au purgatoire, je suis fermement décidé à présent à changer l’une ou l’autre chose dans ma vie pour ne pas tomber, si possible, aux mains de Dieu qui punit. J’ai compris combien il est dangereux de ne croire pratiquement qu’à Sa miséricorde infinie et d’oublier sa justice, qui est aussi infinie. Car Moïse a déjà averti : “Le Seigneur votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, vainqueur et redoutable, qui ne fait pas acception de personnes et ne se laisse pas corrompre par des présents” (Dt 10, 17) (Bulletin de l’Aide à l’Eglise en détresse, janvier 1995) Victor Hugo dit très justement qu’au moment de la mort « le masque tombera du visage de l’homme et le voile du visage de Dieu ». Oui, à l’heure de notre mort – le moment le plus important de notre vie -, nous accèderons à une lucidité sans précédent. Nous nous verrons en vérité, dépouillés de tous les oripeaux avec lesquels nous nous étions jusque-là déguisés. Lire la suite

Restez avec moi Seigneur ! Prière du Padre Pio après la Messe

sourire du Padre PioRestez avec moi Seigneur !

Car il est nécessaire de Vous avoir présent pour ne pas Vous oublier.

Restez avec moi Seigneur !

Parce que je suis faible et j’ai besoin de Votre Force pour ne pas tomber si souvent.

Restez avec moi Seigneur !

Car Vous êtes toute ma vie, et sans Vous je suis sans ferveur.

Restez avec moi Seigneur !

Parce que Vous êtes ma lumière, et sans Vous je suis dans les ténèbres.

Restez avec moi Seigneur !

Pour que j’entende Votre voix et que je Vous suive.

Restez avec moi Seigneur

Parce que je désire Vous aimer et être toujours en Votre compagnie.

Restez avec moi, Seigneur !

Parce que, si pauvre que soit mon âme, elle désire être pour Vous un lieu de consolation, un nid d’amour.

Restez avec moi, Jésus ! Lire la suite

Il s’est penché sur son humble servante

L’humilté de Marie

Une grâce exceptionnelle

Vierge Marie et l'Enfant JésusPréservée du péché originel, Marie a eu le privilège d’avoir un cœur tout entier orienté vers Dieu. Aucun repli sur elle-même dans son âme, aucune recherche d’elle-même, aucun besoin de se mettre au-dessus des autres. N’ayant pas été abîmée par les séquelles du péché originel, sa liberté n’avait pas cette terrible facilité de commettre le mal, de se mettre au-dessus de Dieu. Facilité qui, loin d’être une perfection de notre liberté, est une blessure. Elle vivait spontanément ce qu’elle lisait dans le psaume 131 (130) : Seigneur, je n’ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère.

Une remise perpétuelle entre les mains du Seigneur Lire la suite