Mai le mois de Marie

MarieLe mois de mai 2017 qui va commencer, s’ouvre sur une actualité lourde de divisions sociales et politiques en bien des points du globe ; c’est aussi, ne l’oublions pas, le mois de Marie !

Dans cette perspective, l’association Marie de Nazareth propose de faire de ce mois de mai le grand mois des Missionnaires de Marie !

La vocation et la mission d’Une Minute avec Marie sont l’évangélisation par Marie et avec Marie notre Mère universelle, afin de ramener à son Fils tous ses enfants dispersés.
Nous vous proposons donc de devenir, là où vous êtes, des missionnaires de Marie !

Pourquoi missionnaires de Marie ?

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, auteur du célèbre Traité de la vraie dévotion à Marie, a su répondre magistralement à la question ! Lire la suite

Voici Pâques, fête de cet ‘incroyable’ évènement pour l’humanité :

Christ la résurrection d’un homme en tout point semblable à nous, sauf qu’il ne péchait pas et appelait Dieu ‘son Père’. Ce qui l’a fait condamner à mort.
C’est à partir de cette résurrection que tout a commencé et s’est déployé jusqu’à nous : la foi des disciples, le don de l’Esprit Saint à la Pentecôte, l’Eglise.
Nous aussi nous ressusciterons. Notre mort, comme celle de Jésus, sera notre passage vers le Père, notre Père.
Il y a quelques mois, ma mère, âgée, me faisait part de ses craintes face à ce moment de sa mort. Je peux heureusement faire appel à sa foi et je lui ai simplement demandé si elle croyait que notre Père pouvait nous laisser seul à un tel moment. Elle a vite fait elle-même la réflexion que ce n’était pas possible pour notre Père d’abandonner son enfant à ce moment là. Et elle a ainsi retrouvé la paix.
« Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Luc 23,46. C’est ainsi que Jésus est mort, dans la confiance et l’offrande de sa vie, entre les mains de son Père. Il est mort en priant son Père, en lui parlant. Lire la suite

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort un des maîtres de la mariologie.

Père de MontfortIssu d’une famille de dix-huit enfants, Louis-Marie Grignion est né en Bretagne, en 1673, à Montfort-la-Cane dans l’actuel département d’Ille-et-Vilaine. Ses parents avaient perdu peu de temps avant leur premier enfant, mort à cinq mois. Louis était donc l’aîné de la très nombreuse famille composée en tout de huit garçons et de dix filles. Son père, avocat au bailliage de Montfort, exerce une profession qui ne lui procure pas assez de ressources pour son foyer. Il s’installa donc à la campagne, où les produits des terres aideront toute la maisonnée à vivre.

Louis naquit dans un foyer chrétien, et dès le lendemain de sa naissance, on le porta à l’église Saint-Jean, où on le baptême le fit devenir fils de Dieu. Il gardera de la vie en pleine campagne l’amour de la nature et de la solitude où l’on trouve plus facilement le Seigneur que dans l’animation des villes. C’est son père qui lui donna, semble-t-il, les premiers éléments d’instruction. Louis-Marie fait vœu de pauvreté en quittant Rennes pour Paris. Il est ordonné prêtre en 1700, et se consacre à la prédication dans des missions rurales qui s’organisent, alors, dans l’Ouest et le Centre de la France. Il prêche à Nantes et dans les communes alentour, notamment à Poitiers . Il réorganise l’hôpital de cette ville et en est nommé aumônier. Lire la suite

Merci Saint Joseph

L’exemple de saint Joseph est pour nous tous une puissante invitation à accomplir avec fidélité, simplicité et modestie, le rôle que la Providence nous a confié. Benoit XVΙ

Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble.
Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Lire la suite

L’abandon de Marie à la volonté de Dieu

Vierge MarieUne obéissance totale Avant l’Annonciation : Lectrice attentive de l’Ecriture, elle a appris dès son enfance qu’elle devait obéir à Dieu et que sa Volonté se manifestait soit dans les commandements de la Torah, soit dans les événements de la vie. Il ne manque pas de textes de la Première Alliance qui affirment cette souveraineté de Dieu sur tout ce qui se passe dans l’univers.

La Bible ne rend pas Dieu responsable des maux perpétrés par le diable ou les pécheurs, mais elle affirme que, mystérieusement, Il les permet. Lorsque le saint homme Job perd ses enfants, ses biens et sa santé, il ne dit pas, remarque saint Augustin : » Le Seigneur me les avait donnés et le démon me les a ôtés « ; mais, en homme éclairé, il affirme ;  » C’est le Seigneur qui me les avait donnés et c’est Lui qui me les a ôtés, que son Nom soit béni !  » » (Jb 1, 21 ) Marie a donc pris très jeune l’habitude de s’abandonner avec confiance entre les mains de Dieu, comme les psaumes l’y invitaient. Lire la suite

Pourquoi suis-je né…4 et fin

Pourquoi suis-je né…3

Plusieurs autres semaines passèrent, avant que Le Seigneur nous permit de nous rencontrer à nouveau, et Sœur B me demanda où j’en étais avec ce volume , je lui ai mentionné que c’était un peu plus sérieux que je pensais, mais que je n’irais pas plus loin, elle me dit de le relire , cela commençai à m’agacer la relecture de ce livret, que voulait-elle me dire , qu’elle ne me disait pas, et surtout que je ne comprenais pas. De retour chez moi, je pris résolument la décision de lire de façon sérieuse ce livret, je fus surpris d’y constater une profondeur et un secret merveilleux, mais exigeant ; « La Vierge Marie recrutait les saints des derniers jours » De nouveau je rencontrais Sœur B et nous avons discuté des exigences qui y était mentionné , et que je ne voulais pas que mes prières, mes aumônes, mes sacrifices puissent aller à d’autres personnes …je lui disais que si mes enfants , ma femme ont besoin de prières, et que j’ai tout remis à la Vierge Marie , elle peut le donner à quelqu’un d’autre , et que ceux que j’aime n’auraient rien , mais, Sœur B comme une bonne gérante de la grâce du Seigneur me rassura en me disant qu’elle ne manquerait pas d’y pourvoir . Lire la suite

Fêtons la naissance de Marie.

MarieVenez, toutes les nations ; venez, hommes de toute race, de toute langue, de tout âge, de toute dignité. Avec allégresse, fêtons la nativité de l’allégresse du monde entier ! Si même les païens honorent l’anniversaire de leur roi…, que devrions-nous faire, nous, pour honorer celui de la Mère de Dieu, par qui toute l’humanité a été transformée, par qui la peine d’Eve, notre première mère, a été changée en joie ? Eve, en effet, a entendu la sentence de Dieu : « Tu enfanteras dans la peine » (Gn 3,16) ; et Marie : « Réjouis-toi, toi qui es pleine de grâce… Le Seigneur est avec toi » (Lc 1,28).
Que toute la création soit en fête et chante le saint enfantement d’une sainte femme, car elle a mis au monde un trésor impérissable. Par elle, la Parole créatrice de Dieu s’est unie à la création entière, et nous fêtons la fin de la stérilité humaine, la fin de l’infirmité qui nous empêchait de posséder le bien. La nature a cédé le pas à la grâce. Comme la Vierge Mère de Dieu devait naître d’Anne, la stérile, la nature est restée sans fruit jusqu’à ce que la grâce ait porté le sien. Il fallait qu’elle ouvre le sein de sa mère, celle qui allait enfanter « le Premier-né de toute créature », en qui « tout subsiste » (Col 1,15.17).
Joachim et Anne, couple bienheureux ! Toute la création vous est redevable ; par vous, elle a offert au Créateur le meilleur de ses dons : une mère digne de vénération, la seule mère digne de celui qui l’a créée.

Saint Jean de Damas

Il s’est penché sur son humble servante

L’humilté de Marie

Une grâce exceptionnelle

Vierge Marie et l'Enfant JésusPréservée du péché originel, Marie a eu le privilège d’avoir un cœur tout entier orienté vers Dieu. Aucun repli sur elle-même dans son âme, aucune recherche d’elle-même, aucun besoin de se mettre au-dessus des autres. N’ayant pas été abîmée par les séquelles du péché originel, sa liberté n’avait pas cette terrible facilité de commettre le mal, de se mettre au-dessus de Dieu. Facilité qui, loin d’être une perfection de notre liberté, est une blessure. Elle vivait spontanément ce qu’elle lisait dans le psaume 131 (130) : Seigneur, je n’ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent. Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère.

Une remise perpétuelle entre les mains du Seigneur Lire la suite

L’histoire de la prière « Je vous Salut Marie »

Marie et l'EnfantComparée à l’histoire du « Notre Père », celle du « Je vous salue, Marie » est beaucoup plus complexe. Pour le Pater, il n’y a pas de problème, même si les Évangiles de Luc et de Matthieu nous en donnent deux expressions un peu différentes, reflets probables des diverses façons dont les communautés chrétiennes primitives l’ont récité.

L’histoire de l’Ave Maria dure quinze siècles environ, et nous ne pouvons la suivre pas à pas car nous la connaissons mal. Mais nous avons assez de points de repère pour nous en faire une idée exacte, même si elle reste incomplète.

Il nous faut d’abord distinguer nettement les deux parties de la prière : la première sous forme de louange et la deuxième sous forme de supplication. La première a existé longtemps toute seule. C’est d’elle qu’il va d’abord être question.

La première partie de l’Ave Maria : sa genèse

À première vue, elle se compose de deux petits extraits de l’Évangile de Luc : la salutation de l’ange (1, 28) et la réponse d’Élisabeth à Marie (1, 42). Seuls les noms de Marie et de Jésus ont été ajoutés. À y regarder de plus près, les références semblent plus complexes !

Vous êtes bénie entre toutes les femmes : qui parle ?

Ces mots sont-ils à mettre dans la bouche d’Élisabeth ou dans celle de l’ange, ou dans l’une et l’autre ?

La plupart des éditions actuelles de l’Évangile les attribuent à Élisabeth. Mais l’édition du Nouveau Testament du Père Merk les introduit en Lc 1, 28, en les mettant toutefois entre parenthèses. Dans son commentaire de saint Luc, le Père Lagrange écrivait que l’attribution à Gabriel avait « d’excellentes autorités, mais qui sont suspectes d’avoir harmonisé avec v. »

Quelles sont ces autorités qui mettent la bénédiction dans la bouche de l’ange ? Dès le milieu du IIe siècle, le Protévangile de Jacques (11,1) et le Diatessaron de Tatien. Au tournant des IIe et IIIe siècles, Tertullien dans Le Voile des vierges, puis, au IVe siècle, Eusèbe de Césarée. Au IVe siècle, en commentant Tatien, Ephrem le Syrien souligne la double bénédiction de l’ange et d’Élisabeth : « Et Élisabeth confirma cette parole, disant une nouvelle fois : Tu es bénie parmi les femmes. » Saint Ambroise connaît lui aussi l’attribution à l’ange. Cette leçon (= version) se trouve aussi dans le Codex Ephraemi du Ve siècle, dans le Codex Bezae des Ve–VIe siècles, ainsi que dans le Syriaque et la Vulgate. On la retrouve plus tard dans la liturgie en usage à Sainte-Marie Antique à Rome (en 650), ainsi que dans la liturgie byzantine.

Que conclure ? Il est certain que, même si cette leçon n’est pas originale, elle est « très ancienne ». On a souligné que « ce mécanisme de mémoire traduit l’ancienneté plus grande encore du rapprochement de versets évangéliques pour la construction d’une formule de prière ». Lire la suite