Je vais vous préparer une place

Le cielVous avez entendu ce que vient de nous dire saint Luc : « Tandis qu’Il les bénissait, Il se sépara d’eux et fut emporté au ciel. Pour eux… ils retournèrent à Jérusalem remplis de joie ! »

Remplis de joie ! Quoi ? Le Seigneur Jésus leur est enlevé, visiblement tout au moins, et… ils sont dans la joie ? Quel paradoxe ! Jésus les quitte visiblement tout au moins et ils sont joyeux ça, alors !
Eh ! oui, ils étaient joyeux parce qu’ils l’aimaient pour de bon.

Jésus le leur avait dit, lorsqu’après la Cène il leur parlait de son départ prochain, de son retour vers le Père : « Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père parce que le Père est plus grand que Moi ! » (St Jean, ch.14,v.28). Egal au Père par la même et unique nature divine qu’il possède avec Lui, le Christ lui est inférieur par sa nature humaine, mais celle-ci en ce jour d’Ascension est exaltée dans la gloire même du Père, dans la gloire divine ! Et c’est de cette exaltation du Christ, quant à sa nature humaine, que les disciples doivent se réjouir… En ce jour, la nature humaine du Christ en a définitivement fini avec la souffrance : elle entre dans la gloire et le bonheur même de Dieu. Justement parce qu’ils aiment le Christ, parce qu’ils l’aiment plus qu’eux-mêmes, les Apôtres se réjouissent de son bonheur plus qu’ils ne sont attristés de perdre, de ce fait, sa présence visible…

« La Charité, disait saint Thomas d’Aquin, c’est une amitié avec Dieu. »

Et voilà bien de quoi nous faire réfléchir !… Aimons-nous Dieu, l’aimons-nous véritablement, gratuitement ?… Ou bien est-ce nous que nous aimons en ayant l’air de l’aimer ?… N’avons-nous pas l’air de l’aimer parfois, mais parce que « ça nous rapporte » ? Certains reprochent aux chrétiens d’aimer le prochain par intérêt parce que Dieu a promis de récompenser cet amour. N’en va-t-il pas bien souvent, trop souvent, de même de notre amour du Seigneur ?… Lire la suite

La souffrance est-elle indispensable pour rallier le ciel ?

 

Je viens de relire le récit de Marcelle Auclair sur Thérèse d’Avila, elle qu’on appelle la grande Sainte Thérèse et elle l’est. Et une fois de plus c’est le reproche qu’elle te fait, Seigneur, qui m’interpelle : « Pas étonnant que tu aies si peu d’amis » s’exclame t’elle « étant donné la façon dont Tu les traites ». A mon avis elle se trompe lourdement. Ce n’est pas Dieu qui maltraite ses amis. Cela me parait évident. C’est impensable que Dieu veuille le mal. Mais il est vrai que, quand on est ami de Dieu, très grand ami de Dieu, il peut arriver que l’on dérange fortement ceux qui vivent leur vie sans Toi ou même qui entendent mener leur vie en contradiction avec tes desseins, en privilégiant par exemple tout ce qui a rapport à l’argent quitte à mettre à la rue, des frères moins doués qu’eux sous ce rapport. Pour Thérèse d’Avila, il est certain que sa vie a été, à coté de grandes faveurs, une perpétuelle succession de souffrances dues d’une part à sa mauvaise santé, dont elle n’a guère pris soin, et dues à la méchanceté de tous ceux qui n’acceptaient pas de revenir à la règle primitive du Carmel, dont elle avait fait, à ta demande Seigneur, son cheval de bataille. Lire la suite

Depuis toujours, nous sommes attendus au Ciel.

Carlo AcutisCarlo Acutis, 15 ans, avec l’eucharistie pour « autoroute vers le Ciel »

Adolescence et sainteté: Carlo Acutis a eu un itinéraire fulgurant, à l’école de la Vierge Marie, une jeune vie eucharistique. Carlo Acutis voyait dans l’eucharistie son « autoroute vers le Ciel » : il est « né au Ciel » à quinze ans. Carlo Acutis (1991-2006), ancien étudiant à l’Institut Léon XIII, collège des jésuites de Milan, est mort de leucémie. Il a offert ses souffrances « pour le bien de l’Église et pour le pape Benoît XVI ».

A partir de sa première communion, à l’âge de 7 ans, il n’a jamais manqué le rendez-vous de la messe quotidienne. Il passait du temps à prier auprès du tabernacle, pour adorer Jésus vivant dans l’eucharistie. Lire la suite