Mon Seigneur et mon Dieu !

St ThomasPar sa bonté, par sa condescendance, Jésus a terrassé l’incrédule qui d’un coup est devenu le modèle des croyants !

« Si je ne mets mon doigt dans le trou fait dans ses mains par les clous, si je ne mets la main dans son côté, non ! je ne croirai pas ! » disait Thomas le jour de Pâques… Et aujourd’hui, Thomas tombe aux pieds de Jésus et il s’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » C’est la plus belle de toutes les professions de foi, c’est essentiellement la profession de foi chrétienne. Toute la foi chrétienne est contenue dans ce cri adressé à Jésus-Christ : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Si Jésus est Dieu, toute ma vie est transformée, tout ce qu’Il nous a dit est vrai ; Dieu qui jusque-là était pour nous le « Tout-Autre, le Très-Haut, le Transcendant », devient le tout proche, notre frère, notre semblable. Si Jésus-Christ est Dieu, alors je ne puis plus jamais douter que ce Dieu a pour nous un amour de folie sans lequel on ne saurait expliquer, justifier ce rapprochement inouï…
Aussi, tout au long de son ministère, Jésus s’est efforcé de révéler progressivement aux hommes, et spécialement à ses Apôtres, sa véritable identité. Il est non seulement le Messie, mais Il est aussi le Fils de Dieu égal en tout à son Père !

Cette double révélation, Jésus l’a faite progressivement et cela deux raisons :

D’abord il voulait avoir le temps de remplir sa mission d’enseignement.
Or, d’une part, s’il s’était présenté tout de suite comme le Christ, le Messie, les Romains qui occupaient alors la Palestine l’auraient arrêté tout de suite parce que, pour les contemporains, ce titre avait une résonance politique. Le Messie passait à leurs yeux pour celui qui bouterait les Romains dehors… Voilà pourquoi Jésus qui voulait avoir le temps de prêcher son Évangile, évite au départ de se dire le Messie.
Et, d’autre part, si Jésus d’entrée de jeu s’était présenté comme le Fils de Dieu, ce sont les juifs qui l’auraient fait arrêter et exécuter de suite comme ils le feront plus tard lorsque l’heure sera venue pour Lui de le dire explicitement. Il n’aurait donc pas eu le temps de transmettre son message… Lire la suite

La présence du Ressuscité

Ressuscité

Jésus atteste sa présence de ressuscité. Jésus apparaît, Il se manifeste, à Marie de Magdala, aux deux disciples, aux Onze. Ces témoins vont annoncer ce qu’ils ont vu. On ne les croit pas. Jésus doit « imposer  » sa présence : la résurrection est tellement inouïe ! « Il leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur coeur, parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité. »

Cette fin de l’Évangile est brève, laconique.

L’événement n’a pas besoin de grands mots ni de long discours. Il est là et appelle la foi. Il est tellement fort qu’il ouvre sur un avenir et un horizon sans limites ; « le monde entier, toutes les créatures ». La bonne nouvelle est emplie d’une vigueur de résurrection, capable de pénétrer l’épaisseur du monde, et d’y apporter un ferment de renouveau. C’est le sens de ces signes dont l’accumulation est le caractère inouï expriment la puissance de l’Évangile, qui n’est pas seulement parole pour l’intelligence, mais levain pour transformer l’existence. Lire la suite

Jusqu’à la mort

Jésus mort

Jésus entre dans la mort. Et ce n’est pas une mort paisible. Marc accumule les évènements qui expriment le drame qui se joue :

l’obscurité, l’appel de Jésus à son Père, l’éponge de vinaigre, le grand cri final, la rupture du voile du Sanctuaire, l’étonnement du centurion, la hâte de la mise au tombeau avant que s’ouvre le sabbat…

Après la tempête, les lueurs d’espérance réapparaissent.

Devant l’évènement, le centurion est ébranlé : « vraiment, cet homme était Fils de Dieu » Des femmes fidèles sont là, qui regardent à distance. Joseph d’Arimathée a le courage de réclamer le corps de Jésus et de l’ensevelir. Lire la suite

Voici Pâques, fête de cet ‘incroyable’ évènement pour l’humanité :

Christ la résurrection d’un homme en tout point semblable à nous, sauf qu’il ne péchait pas et appelait Dieu ‘son Père’. Ce qui l’a fait condamner à mort.
C’est à partir de cette résurrection que tout a commencé et s’est déployé jusqu’à nous : la foi des disciples, le don de l’Esprit Saint à la Pentecôte, l’Eglise.
Nous aussi nous ressusciterons. Notre mort, comme celle de Jésus, sera notre passage vers le Père, notre Père.
Il y a quelques mois, ma mère, âgée, me faisait part de ses craintes face à ce moment de sa mort. Je peux heureusement faire appel à sa foi et je lui ai simplement demandé si elle croyait que notre Père pouvait nous laisser seul à un tel moment. Elle a vite fait elle-même la réflexion que ce n’était pas possible pour notre Père d’abandonner son enfant à ce moment là. Et elle a ainsi retrouvé la paix.
« Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Luc 23,46. C’est ainsi que Jésus est mort, dans la confiance et l’offrande de sa vie, entre les mains de son Père. Il est mort en priant son Père, en lui parlant. Lire la suite

Amour et charité

La charité

« Je suis la Vigne et vous êtes les branches ; le commandement que je vous fais est de vous aimer les uns les autres. On reconnaîtra que vous êtes mes fidèles amies à l’amour que vous aurez les unes pour les autres. »

… Je sentais que le précepte d’aimer le prochain est pareil à celui d’aimer Dieu… J’avais besoin de répandre cet amour sur toutes les âmes ; en sauver, en sanctifier me semblait un besoin si grand que j’en éprouvais devant Notre-Seigneur des tenaillements inexprimables.
Quand on est un dans l’amour on ne craint pas d’être inutile ; on sent bien qu’on a, par l’amour, plus de puissance, plus de moyens pour aider ses frères qu’avec tous les trésors de la terre.

A mesure que nous aimons Dieu davantage, nous nous aimons plus parfaitement.

Dieu est amour ; si on resserre son cœur, Jésus a moins de place pour s’y loger.
Dieu est charité, Il ne demeure que dans le cœur rempli d’amour.
La miséricorde de Dieu est aussi grande que son amour. C’est un Père qui se réjouit de nos progrès, mais qui excuse nos faiblesses et nous relève avec bonté chaque fois que nous sommes tombés. Lire la suite

Merci Saint Joseph

L’exemple de saint Joseph est pour nous tous une puissante invitation à accomplir avec fidélité, simplicité et modestie, le rôle que la Providence nous a confié. Benoit XVΙ

Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble.
Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Lire la suite

Qu’est-ce qu’être disciple ?

Écoutons Jésus lui-même nous l’enseigner.

disciple de JésusLa première des choses qu’il dit à ceux qu’il vient d’appeler à sa suite c’est de prier le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson. La première mission des disciples est donc de prier le Père d’envoyer d’autres disciples à leurs côtés. Quelle leçon d’humilité ! C’est comme si Jésus invitait ces hommes à reconnaître le besoin d’avoir des frères pour les aider dans leur ministère. Découvrir que l’on n’est pas essentiel, que l’on ne peut répondre à tout. Voilà peut-être bien ce qui doit, avant toute chose, habiter le cœur d’un disciple. Ce dernier pourra alors découvrir que ce qu’il réalise ou met en œuvre ne vient pas d’abord de lui mais est don de Dieu. A cette condition, et à cette seule condition, il pourra porter un fruit qui demeure.

Un autre point fondamental que Jésus révèle au disciple est qu’il est envoyé comme une brebis au milieu des loups. Évangéliser n’est pas une sinécure. A un autre endroit de l’évangile, Jésus dira que le disciple n’est pas au-dessus du maître. Il est appelé à la même destinée, à boire à la même coupe, à faire de toute sa vie une offrande vivante et aimante pour le salut du monde. Tite l’expérimenta à la suite de Paul, l’Apôtre des nations, à travers son action évangélisatrice dans le bassin méditerranéen. Timothée, quant à lui, le vivra jusqu’au don total du martyr en sa ville épiscopale d’Ephèse. Lire la suite

Janvier : mois de la sainte enfance de Jésus

Les rois magesÉpiphanie : le mot signifie « manifestation » en grec. C’est, la fête qui honore Jésus comme enfant-Dieu . On commémore aussi l’adoration des Rois mages .
Les Rois mages sont, selon la tradition, venus à Bethléem guidés par une étoile. Ils apportent de l’or, de l’encens et de la myrrhe ( résine odorante) .
Gaspar, Melchior et Balthazar sont les noms qu’on leur a donnés au Xe siècle. Plus tard, on a considéré qu’ils représentaient les trois continents .
Aujourd’hui cette fête est symbolisée par la galette des rois partagée en famille et avec des amis.

Quelques Saints du mois

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