La Sainte Hostie de Blanot

église de BlanotBlanot, caché au fond des collines du Morvan, dans une étroite vallée et le long d’un petit ruisseau, cet humble village, ou mieux ce hameau, perdu au centre de la bourgogne, n’offre rien qui puisse frapper les regards curieux du monde. Il a cependant attiré les regards de Dieu. Ce Dieu qui a illustré Betlhéem par la naissance de son fils, le pain vivant descendu du ciel, loin de dédaigner le modeste village, l’a honoré d’un miracle en l’an 1331.

Miracle de Blanot

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La communion vue par le Saint curé d’Ars

Communion EucharistiqueQui de nous, M.F., aurait jamais pu comprendre que Jésus-Christ eût porté son amour envers ses créatures jusqu’à leur donner son Corps adorable et son Sang précieux pour servir de nourriture à nos âmes, si ce n’était lui-même qui nous le dise ? Eh quoi ! M.F., une âme se nourrir de son Sauveur !… et cela autant de fois qu’elle le désire !… O abîme de bonté et d’amour d’un Dieu pour ses créatures ! … Saint Paul nous dit, M.F., que le Sauveur, en se revêtant de notre chair, a caché sa divinité et a porté l’humiliation jusqu’à l’anéantisse-ment. Mais, en instituant le sacrement adorable de l’Eucharistie, il a voilé jusqu’à son humanité, il n’a laissé paraître que les entrailles de sa miséricorde. Oh ! M.F., voyez de quoi est capable l’amour d’un Dieu pour ses créatures !… Non, M.F., de tous les sacrements, il n’y en a point qui puisse être comparé à celui de l’Eucharistie. Dans celui du Baptême nous recevons, il est vrai, la qualité d’enfants de Dieu et, par conséquent, nous avons part à son royaume éternel ; dans celui de la Pénitence, les plaies de notre âme sont guéries et l’amitié de notre Dieu nous est rendue ; mais dans le sacrement adorable de l’Eucharistie, non seulement nous recevons l’application de son Sang précieux, mais encore l’auteur de toute grâce. Saint Jean nous dit que Jésus-Christ « ayant aimé les hommes jusqu’à la fin , » trouva le moyen de monter au ciel sans quitter la terre il prit du pain entre ses mains saintes et vénérables, le bénit et le changea en son Corps ; il prit du vin et le changea en son Sang précieux, et donna à tous les prêtres, dans la personne de ses apôtres, le pouvoir de faire le même miracle, toutes les fois qu’ils prononceraient les mêmes paroles ; afin que, par ce miracle d’amour, il pût rester avec nous, nous servir de nourriture, nous consoler et nous tenir compagnie. « Celui, nous dit-il, qui mange ma chair et qui boit mon sang vivra éternellement ; mais celui qui ne mange pas ma chair et qui ne boit pas mon sang n’aura pas la vie en lui . » Oh ! M.F., quel bonheur pour un chrétien d’aspirer à un si grand honneur que de se nourrir du pain des anges !… Mais, hélas ! qu’il y en a peu qui le comprennent !… Ah ! M.F., si nous comprenions la grandeur du bonheur que nous avons de recevoir Jésus-Christ, ne travaillerions-nous pas continuellement à le mériter ? Pour vous faire concevoir une idée de la grandeur de ce bonheur, je vais vous montrer : 1° combien est grand le bonheur de celui qui reçoit Jésus-Christ dans la sainte communion et 2° les fruits que nous en devons tirer. Lire la suite

L’adoration eucharistique un mystère du regard

Regarder et se laisser regarder et guérir par « le plus beau des enfants des hommes »,
l’Agneau Immolé, le Christ Ressuscité, voici ce qui nous est proposé dans l’adoration eucharistique
EucharistieDans son origine historique, l’adoration eucharistique fut et elle demeure un mystère du
regard. Si l’on a commencé à exposer Jésus au Saint-Sacrement, c’était pour le voir. Dans l’adoration, le regard du Christ se pose sur nous et notre propre regard se pose sur le Christ, voilé sous les espèces eucharistiques. Mais l’Hostie dévoile de manière extraordinaire la grandeur et la puissance de l’amour de Dieu. Certains théologiens, arguant de l’apparition assez tardive de l’adoration (cf. encadré), disent : « C’est quelque chose de rajouté;
l’adoration eucharistique est une sorte d’excroissance du véritable culte eucharistique ». Mais c’est tout le contraire : l’adoration est le
fruit mûr du « désenveloppement » du dogme eucharistique.
L’Eucharistie qui fait l’Eglise, prend de plus en plus d’ampleur au fur
et à mesure que s’épanouit dans le temps toute sa richesse du mystère
du Corps mystique du Christ. On y découvre la profondeur insondable
et la beauté admirable du lien entre ce trésor eucharistique que le
Christ a déposé en elle comme en un écrin et l’Eglise elle-même.
L’aboutissement du culte eucharistique dans l’exposition fréquente et prolongée de Jésus Hostie était une nécessité spirituelle ; elle était bien sûr déjà en germe dans l’institution de l’Eucharistie à la Cène .
Au Saint-Sacrement, le Christ pose son regard sur nous. On se souvient de ce merveilleux texte de l’Exode où Dieu dit : « J’ai vu la misère de mon peuple et je viens le délivrer ». (Ex3,7). Dieu se penche du haut du ciel et pose un regard d’amour sur l’humanité blessée, pécheresse, cassée, réduite dans l’esclavage des passions et des démons. Ce grand mystère du regard du Christ sur nous constitue le cœur du culte de l’adoration eucharistique. Dieu me regarde, Dieu me voit. Dieu est un vis-à-vis en dialogue : Il est là, il se place devant moi comme mon Rédempteur et mon Sauveur et Il m’envisage. Il me donne d’être par son regard : un regard qui ne juge pas, qui ne condamne pas mais qui relève. On imagine le regard que le Christ a posé sur le jeune homme riche, sur Marie Madeleine ou sur la Samaritaine. On voit le bouleversement que produit le regard de Jésus sur Matthieu, un regard qui le saisit à sa table de percepteur d’impôts et l’en arrache ; ou sur le Bon Larron crucifié à ses côtés, etc. Au Saint-Sacrement, le Christ pose son regard sur moi avec une délicatesse incroyable : il nous
fait exister, il relève, il guérit et il apaise. Lire la suite

J’ai désiré d’un grand désir manger cette pâque avec vous avant de souffrir !

En ce soir de Jeudi Saint, le Cœur de Jésus est partagé entre deux souhaits, deux désirs, apparemment contradictoires, inconciliables, mais qui lui sont inspirés l’un et l’autre par son fol amour pour nous : verser son sang, donner sa vie pour ceux qu’Il aime, puisqu’il n’y a pas, Lui-même l’a dit, de marque de plus grand amour… (St Jean, ch.15, v.13). Mais aussi rester avec eux car l’amour ne peut supporter la séparation !… Rester même avec tous « les siens », tous ses disciples, tous ceux qui à travers l’espace et le temps voudront être comptés au nombre de ses amis !

Jésus et ses apotres

C’est ce double souci d’amour qui a fait trouver à son génie divin cette invention inouïe de la Sainte Eucharistie : « Ceci est mon corps, dit-il sur le pain. Ceci est mon sang, dit-il sur le vin. », et, comme le disait saint Cyrille de Jérusalem aux catéchumènes « Le Christ ayant déclaré et dit du pain : ceci est mon corps, qui osera désormais douter ? Le Christ ayant déclaré et dit du vin ceci est mon sang, qui osera jamais dire que ce n’est pas son sang ? »

Maintenant il peut donner aux hommes le témoignage suprême de son amour en versant tout son sang, maintenant il peut partir … car, d’une autre manière sans doute mais tout aussi réelle, Il reste cependant avec nous jusqu’à la fin des siècles …

Maintenant il peut partir… Il sera quand même toujours là.

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Pourquoi aller à la Messe ?

Depuis plusieurs dimanches, la Liturgie nous propose, dans l’Évangile de Jean, le discours de Jésus sur le Pain de vie, qu’il est Lui-même et qu’est aussi le sacrement de l’Eucharistie. Le passage d’aujourd’hui (Jn 6,51-58) donne la dernière partie de ce discours et mentionne ceux qui, dans la foule, se scandalisent parce que Jésus a dit : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et moi je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6,54). La stupeur de ses auditeurs est compréhensible. Jésus, en effet, emploie le style propre aux prophètes pour provoquer chez les gens – et aussi chez nous – des questions et, au final, provoquer une décision.

Et voici la plus importante de ces questions : que signifie « manger la chair et boire le sang » de Jésus ?

Est-ce une image simplement, une manière de s’exprimer, un symbole ou est-ce que cela renvoie à quelque chose de réel ? Pour répondre, il faut essayer de percevoir ce qui se passe dans le Cœur de Jésus lorsqu’il partage les pains pour la foule affamée. Sachant qu’il devra mourir en croix pour nous, Jésus s’identifie à ce pain qu’il rompt et qu’il partage, et ce pain devient pour Lui le « signe » du Sacrifice qui l’attend. Ce geste trouve son accomplissement dans la Dernière Cène, quand le pain et le vin deviennent réellement son Corps et son Sang. C’est l’Eucharistie, que Jésus nous laisse dans un but bien précis : que nous puissions devenir un avec Lui. Lire la suite