Tu mérites ma louange

Les humbles de cœur,
toute l’assemblée des bienheureux
te chantent, et t’adorent sans fin. Louange
Ils proclament sans fin ta louange.

Moi, je ne suis qu’un pécheur,
mais je n’éprouve pas moins le désir
de te louer, de t’aimer, toi seul.

Mon Dieu, ma vie, ma force,
tu mérites ma louange.
Envahis de ta clarté mon cœur,
et mets ta Parole sur mes lèvres,
rends-moi digne de te chanter.

Accueille le sacrifice de ma louange,
comme une offrande de mon cœur,
comme l’expression de mon amour.

Que je sache passer du visible à l’invisible,
de la terre au ciel, du temps à l’éternité,
pour te contempler un jour face à face.

Saint Augustin 

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Il s’est penché sur son humble servante

Vierge MarieL’humilité de Marie
Une grâce exceptionnelle
Préservée du péché originel, Marie a eu le privilège d’avoir un cœur tout entier orienté vers Dieu.
Aucun repli sur elle-même dans son âme, aucune recherche d’elle-même, aucun besoin de se mettre au-dessus des autres.
N’ayant pas été abîmée par les séquelles du péché originel, sa liberté n’avait pas cette terrible facilité de commettre le mal, de se mettre au-dessus de Dieu. Facilité qui, loin d’être une perfection de notre liberté, est une blessure.
Elle vivait spontanément ce qu’elle lisait dans le psaume 131 (130) :
Seigneur, je n’ai pas le cœur fier ni le regard ambitieux
je ne poursuis ni grands desseins, ni merveilles qui me dépassent.
Non, mais je tiens mon âme égale et silencieuse ;
mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère.

Une remise perpétuelle entre les mains du Seigneur

Est-ce à dire que Marie n’a jamais été tentée ? Jésus lui-même ne l’a-t-il pas été ? Nous avons donc le droit de penser que Marie l’a été tout autant que nos premiers parents, tout autant que les anges qui, eux aussi, ont été créés immaculés, mais pas impeccables. Il n’y a que la liberté de Dieu qui soit impeccable !
Mais il est facile d’imaginer que Marie a pris très tôt l’habitude de se remettre tout entière entre les mains de Dieu pour rester toute petite devant Lui. Et c’est ainsi qu’elle a accepté avec humilité de ne pas comprendre d’emblée pourquoi son enfant, le Messie, devait tant souffrir ! Siméon lui avait annoncé qu’un glaive transpercerait son âme, mais elle ne pouvait pas imaginer la fuite en Egypte, l’incroyance des gens du village et tout ce qu’il aurait à subir! Loin de se révolter, elle a « adoré » les desseins mystérieux de la Providence du Père.
Un privilège qui n’éloigne pas Marie de ses enfants.
On entend parfois dire que, pour comprendre quelqu’un, il faut avoir eu les mêmes
expériences que lui, avoir commis les mêmes bêtises, etc. Rien n’est moins sûr. Il
n’est nullement nécessaire de se prostituer soi-même pour comprendre les
prostituées et l’on a souvent remarqué la merveilleuse connivence qui peut s’établir
entre des grands-parents et leurs petits enfants. C’est le cœur qui comprend. Et
plus un cœur est pur, plus il est capable de vibrer aux joies et aux peines d’autrui.
Marie, notre Mère, est la seule femme capable de nous comprendre totalement : immense est sa compassion pour nous sans la moindre ombre de suffisance.
Dans le ciel, elle n’oublie d’ailleurs pas qu’elle fait partie de notre race, de la race des pauvres pécheurs, et que, si elle a été préservée du mal, c’est « pour nous et pour notre salut ». Comme le dit très précisément le concile Vatican II, elle a été « rachetée de façon éminente en considération des mérites de son Fils »
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Apprends-nous à prier

PrièreLe bien suprême, c’est la prière, la conversation familière avec Dieu. Elle est relation à Dieu et union avec lui. De même que les yeux du corps sont éclairés à la vue de la lumière, ainsi l’âme tendue vers Dieu est illuminée de son ineffable lumière. La prière n’est pas l’effet d’une attitude extérieure, mais elle vient du cœur. Elle ne s’enferme pas dans des heures ou des moments déterminés, mais elle est en activité continuelle, de nuit comme de jour. Ne nous contentons pas d’orienter notre pensée vers Dieu lorsqu’elle s’applique exclusivement à la prière ; mais lorsque d’autres occupations — comme le soin des pauvres ou quelque autre souci en vue d’une œuvre bonne et utile — nous absorbent, il importe aussi d’y mêler le désir et le souvenir de Dieu, afin d’offrir au Seigneur de l’univers une nourriture très douce, assaisonnée au sel de l’amour de Dieu. Nous pouvons en retirer un grand avantage, tout au long de notre vie, si nous y consacrons une bonne part de notre temps. Lire la suite

Connaitre un peu mieux le Saint Curé d’Ars

il y a deux jours, j’ai pour la première fois rendu une petite visite au Saint curé d’Ars à Ars-sur-formans . Cela m’a permis entre autres de ramener quelques photos pour illustrer cet article. Le village se situe dans la partie sud-ouest du département de l’Ain, au nord de Lyon (33 km) et 200km de chez moi.

Son presbytère

Maison du 18ème siècle conservée en l’état. Les meubles, objets liturgiques, effets personnels du Saint Curé d’Ars y sont exposés.presbytère

Le Curé d’Ars y vécut 41 ans ; il est resté dans l’état où il se trouvait à sa mort, tout spécialement sa chambre.

La cuisine :

cuisine

La chambre :

chambre

C’est la chambre que la Saint occupait à sa mort. Pardon, pour la mauvaise  qualité de la photo cela vient du fait qu’elle est prise de derrière une vitre de protection.

J’ai également pris quelques clichés au musé de cire pour illustrer la suite de l’article.

Des photos de la Basilique sont disponibles sur mon autre blog Chrétien photo

Sa vie

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2 octobre fête des Saints Anges Gardiens

ange gardienQuelle bonté, M F., quelle tendresse de la part de notre Dieu ! Non content de nous avoir donné son Fils unique, le plus tendre objet de ses complaisances, pour le sacrifier à la mort la plus cruelle ; non content de nous avoir arrachés à la tyrannie du démon, de nous avoir appelés à la glorieuse qualité d’enfants de Dieu et de nous avoir choisis pour cohéritiers de son royaume, il veut encore envoyer à chacun de nous un ange du ciel pour nous garder tous les jours de notre vie. Cet ange ne nous doit pas quitter, avant d’avoir paru avec nous au tribunal de Jésus-Christ, pour lui rendre compte de tout ce que nous aurons fait pendant notre vie. Oui., nos anges gardiens sont nos plus fidèles amis, parce qu’ils sont avec nous le jour, la nuit, dans tout le temps et dans tous les lieux. La foi nous apprend que nous les avons toujours à nos côtés. C’est ce qui fait dire à David : « Que rien ne pourra nous nuire, parce que le Seigneur a commandé à ses anges d’avoir soin de nous ; » et, pour montrer combien sont grands les soins qu’ils prennent de nous, le prophète dit qu’ils nous portent entre leurs mains, comme une mère porte son enfant. Ah ! c’est que Dieu prévoyait les dangers sans nombre auxquels nous serions exposés sur la terre, au milieu de tant d’ennemis, qui tous ne cherchent que notre perte. Oui, M.F., ce sont nos bons anges qui nous consolent dans nos peines, qui nous avertissent quand le démon vient nous tenter, qui présentent à Dieu nos prières et toutes nos bonnes actions, qui nous assistent à la mort et présentent nos âmes à leur souverain Juge. Oh ! M.F., que de biens nous recevons par le ministère de nos bons anges gardiens ! Afin de vous engager à avoir en eux une grande confiance, je vais vous montrer : 1° combien sont grands les soins qu’ils prennent de nous ; 2° ce que nous devons faire pour leur témoigner notre reconnaissance.

I. – Vouloir prouver, M.F., qu’il y a des anges, ce serait perdre son temps.

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Soyons fiers de la croix du Christ… !

Croix du ChristJuillet 1941… Nous sommes au camp d’Auschwitz. Ce jour-là, un prisonnier s’est évadé. L’officier allemand a déclaré à ses camarades assemblés dans la cour : « Si ce soir l’évadé n’est pas retrouvé, dix d’entre vous mourront à sa place dans les bunkers de la faim. »

Le lendemain matin, la fugitif n’est pas revenu. Le soir vient et le prisonnier n’a pas été repris. L’officier s’est avancé : « Dix hommes sont condamnés à mourir de faim. » Lentement l’officier fait son choix ; sur son carnet, il note le numéro de matricule de ceux qu’il désigne… 16.674 ! c’est le dernier. L’homme s’effondre en sanglotant : « Oh ! ma femme et mes enfants que je ne reverrai jamais ! » Bouleversé, le Père Maximilien Kolbe se fraie un passage à travers ses camarades. Il s’avance vers l’officier qui recule et dégaine son revolver : « Que me veut ce cochon de polonais ? » – « Je veux mourir à la place de l’un de ces condamnés ! »… L’officier n’a jamais entendu rien de semblable. « Et pourquoi ? » – « Je suis vieux et bon à rien… ma vie ne servira plus à grand chose. » Un lourd silence est tombé sur ces hommes rassemblés. « Et pour qui veut tu mourir ? » – « Pour celui-ci qui a une femme et des enfants. » L’officier allemand ne peut comprendre : « Qui es tu ? » – « Prêtre Catholique ! »… Prêtre, comme le Christ, le Père Kolbe veut donner sa vie pour son frère… « Eh bien ! vas-y ! » Le numéro 16.674 a repris son rang ; le Père Kolbe s’est joint aux condamnés… Il soutiendra jusqu’à la mort ses camarades au milieu de leurs souffrances et, de ces bunkers qui ne retentissaient que de cris de désespoir, on entend monter des prières et des cantiques… Le Père Kolbe mourra le dernier, la veille de l’Assomption…

Ce récit nous émeut. Si dur que soit notre cœur, nous sommes sensibles aux actes d’héroïsme et de dévouement. Dieu le sait bien, et voilà pourquoi ce Dieu oublié, méprisé par l’homme, au lieu de le punir et de le briser comme Il l’aurait pu faire, a résolu de le vaincre à force de tendresse. Nous venons de l’entendre proclamer par Saint Jean : Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique ! pour qu’il s’offre en sacrifice pour nos péchés, Il nous l’a donné jusqu’à la croix. La croix, elle, nous dit « la chose la plus extraordinaire, la plus étrange, la plus incroyable et cependant la plus certaine et aussi la plus touchante : un Dieu aimant l’homme jusqu’à la passion, jusqu’à la folie… Oui, celui qui est là, sur le gibet, les pieds et les mains percée, le cœur ouvert, c’est Dieu. Et que fait-il là ? Il souffre, il meurt par amour. Ce n’est pas assez dire : Il meurt d’amour ! »

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime. » Ne voulant pas brimer notre liberté en triomphant par la force, Jésus a voulu par ce témoignage suprême de l’amour gagner notre cœur. « Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi. » (St Jean, ch.12, v.32).

S’il est sûr que la sublimité de son enseignement a séduit bien des intelligences, c’est surtout par son sacrifice, par sa croix que Jésus à retourné les cœurs.

La croix ! voilà son instrument de victoire.

Par elle, il a conquis nos cœurs et de ce fait, il a remporté une victoire sur le mal et sur le péché, et sur la mort, car, gagnés par ce témoignage extraordinaire d’amour, ces cœurs ont voulu lutter de toute leur énergie contre le péché qui avait été cause, de ses souffrances, lutter à sa suite de toute leur énergie, de toute la force de cet amour contre le mal, contre la désobéissance à Dieu, et aussi contre la souffrance. Lire la suite

Je suis croyant, pas pratiquant…

Le Saint SacrementJe demande à l’Eglise le baptême pour mon enfant, ou des obsèques pour quelqu’un de ma famille, ou le mariage, mais je vis toute ma vie hors de l’Eglise.
Quand je dialogue avec ceux qui me parlent ainsi, je me rends compte que, souvent, en fait, ils ne croient pas. Ils croient en ‘quelque chose‘, et ce début de foi est important, déjà très précieux, mais ils ne croient pas que Jésus soit le Fils de Dieu, qu’il soit ressuscité, que Dieu soit notre Père… Pour être en vérité, il faut reconnaître qu’ils ne sont pas chrétiens !
 »Quelque chose » ne peut pas m’aimer, seul quelqu’un peut m’aimer.
Même baptisé, nous ne commençons à devenir chrétiens, et à accueillir la grâce reçue à notre baptême, que le jour où nous commençons à accueillir Jésus comme le Fils de Dieu, celui qui peut dire : «Je suis le Chemin, la Vie, la Vérité » Jean 14,6. Celui qui me donne de pouvoir vivre dans une lumière nouvelle, celle de l’amour de Dieu, de Dieu mon Père et de son projet pour moi ( pour nous tous) : la vie éternelle et bienheureuse. Lire la suite

Premier message commun du pape François et du patriarche Bartholomée

créationL’histoire de la création nous présente une vue panoramique du monde. Les Écritures révèlent que, « au commencement », Dieu a voulu que l’humanité coopère à la préservation et à la protection de l’environnement naturel. Au début, comme on lit dans la Genèse, « il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs n’avait encore poussé, car le Seigneur Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’hommes pour cultiver le sol » (2, 5).
La terre nous a été confiée comme un don et un héritage sublimes, envers lequel chacun de nous partage la responsabilité jusqu’à ce que, « à la fin » tout, au ciel et sur la terre, soit restauré dans le Christ (cf. Ep 1, 10).
Notre dignité humaine et notre bien-être sont profondément liés au soin que nous portons à toute la création. Cependant, « entre-temps », l’histoire du monde présente un contexte très différent. Elle révèle la situation d’un délabrement moral où notre attitude et notre comportement envers la création obscurcissent notre vocation de coopérateurs de Dieu. Lire la suite

Quelques paroles du curé d’Ars

Par ses paroles Jean-Marie Vianney su toucher les cœurs et les guider vers Dieu.

Miséricorde et sacrement du Pardon

Saint curé d'Ars« Si nous comprenions bien ce que c’est d’être enfant de Dieu, nous ne pourrions faire le mal… être enfant de Dieu, oh, la belle dignité ! »

« La miséricorde de Dieu est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage. »

« Ce n’est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon, mais c’est Dieu qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui. »

« Donnons donc cette joie à ce bon Père : revenons à lui… et nous serons heureux. »

« Le bon Dieu est toujours disposé à nous recevoir. Sa patience nous attend ! »

« Il y en a qui donnent au Père Éternel un cœur dur. Oh, comme ils se trompent ! Le Père Éternel, pour désarmer sa justice, a donné à son Fils un cœur excessivement bon : on ne donne pas ce qu’on n’a pas… »

« Il y en a qui disent : “J’ai trop fait de mal, le Bon Dieu ne peut pas me pardonner”. C’est un gros blasphème. C’est mettre une borne à la miséricorde de Dieu, et elle n’en a point : elle est infinie. » Lire la suite