Notre Dame de Buglose

J’ai découvert ce Sanctuaire à l’occasion d’un séjour dans les Landes, au sud ouest de la France.

Le sanctuaire de Notre-Dame de Buglose est édifié de 1850 à 1865 dans la commune de Saint-Vincent-de-Paul, qui s’est appelée Pouy jusqu’en 1828 avant d’être renommée en l’honneur de Vincent de Paul, natif du lieu en 1581.

Nous savons qu’au XV siècle, la Madone était déjà vénérée dans ce quartier du village de Pouy. En 1570, Montgomery et les armées huguenotes saccagent, brûlent églises et monastères. Pour préserver la statue de Notre Dame, des Habitants de la paroisse la cachent dans une zone humide au nord du hameau.                                         Cinquante ans plus tard, en 1620, grâce à l’un de ses bœufs parti à distance du troupeau, un pâtre s’aperçoit qu’un des bœufs dont il a la garde a pris l’habitude de se réfugier dans un coin du marécage où jaillit une source d’eau vive. Il découvre la statue enfoncée dans la vase. Celle-ci est bien vite retirée du marais, nettoyée avec soin et dressée sur un socle… Les chrétiens du pays viennent alors spontanément vénérer Marie en ce lieu. Mgr Jean-Jacques du Sault, évêque de Dax, décide de transporter la statue dans un lieu plus propice à l’accueil des pèlerinages : l’église du village du Pouy voire, dit-on la cathédrale de Dax.

Statue de Notre Dame
     la Mère et l’Enfant couronnés

La tradition rapporte que la statue est mise alors sur une charrette tirée par deux bœufs.

La procession commence, accompagnée de prières et de chants mais subitement, après trois ou quatre cents pas, les bêtes s’immobilisent et l’aiguillon n’y fait rien, elles refusent d’avancer. On lit dans cet événement un signe du ciel et Mgr du Sault, décide alors de bâtir à cette endroit une chapelle. Lire la suite

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Sainte Jeanne d’Arc

Jeanne d'ArcJe voudrais aujourd’hui vous parler de Jeanne d’Arc, une jeune sainte de la fin du Moyen-âge, morte à 19 ans, en 1431. Cette sainte française, citée à plusieurs reprises dans le Catéchisme de l’Eglise catholique, est particulièrement proche de sainte Catherine de Sienne, patronne d’Italie et de l’Europe, dont j’ai parlé dans une récente catéchèse. Ce sont en effet deux jeunes femmes du peuple, laïques et consacrées dans la virginité; deux mystiques engagées non dans le cloître, mais au milieu de la réalité la plus dramatique de l’Eglise et du monde de leur temps. Ce sont peut-être les figures les plus caractéristiques de ces «femmes fortes» qui, à la fin du Moyen-âge, portèrent sans peur la grande lumière de l’Evangile dans les complexes événements de l’histoire. Nous pourrions les rapprocher des saintes femmes qui restèrent sur le Calvaire, à côté de Jésus crucifié et de Marie sa Mère, tandis que les Apôtres avaient fui et que Pierre lui-même l’avait renié trois fois. L’Eglise, à cette époque, vivait la crise profonde du grand schisme d’Occident, qui dura près de 40 ans. Lorsque Catherine de Sienne meurt, en 1380, il y a un Pape et un Antipape; quand Jeanne naît en 1412, il y a un Pape et deux Antipapes. Avec ce déchirement à l’intérieur de l’Eglise, des guerres fratricides continuelles divisaient les peuples chrétiens d’Europe, la plus dramatique d’entre elles ayant été l’interminable «Guerre de cent ans» entre la France et l’Angleterre.

Jeanne d’Arc ne savait ni lire ni écrire, mais elle peut être connue dans la

profondeur de son âme grâce à deux sources d’une valeur historique exceptionnelle: les deux Procès qui la concernent. Le premier, le Procès de condamnation , contient la transcription des longs et nombreux interrogatoires de Jeanne durant les derniers mois de sa vie (février-mai 1431), et reporte les paroles mêmes de la sainte. Le second, le Procès en nullité de la condamnation, ou de «réhabilitation», contient les dépositions d’environ 120 témoins oculaires de toutes les périodes de sa vie (cf. Procès de condamnation de Jeanne d’Arc, 3 vol. et Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d’Arc, 5 vol., ed. Klincksieck, Paris 1960-1989).

Jeanne naît à Domremy, un petit village à la frontière entre la France et la Lorraine. Ses parents sont des paysans aisés, connus de tous comme d’excellents chrétiens. Elle reçoit d’eux une bonne éducation religieuse, avec une influence importante de la spiritualité du Nom de Jésus, enseignée par saint Bernardin de Sienne et répandue en Europe par les franciscains. Au Nom de Jésus est toujours uni le Nom de Marie et ainsi, sur un fond de religiosité populaire, la spiritualité de Jeanne est profondément christocentrique et mariale. Depuis l’enfance, elle démontre une grande charité et compassion envers les plus pauvres, les malades et tous les souffrants, dans le contexte dramatique de la guerre. Lire la suite

La communion vue par le Saint curé d’Ars

Communion EucharistiqueQui de nous, M.F., aurait jamais pu comprendre que Jésus-Christ eût porté son amour envers ses créatures jusqu’à leur donner son Corps adorable et son Sang précieux pour servir de nourriture à nos âmes, si ce n’était lui-même qui nous le dise ? Eh quoi ! M.F., une âme se nourrir de son Sauveur !… et cela autant de fois qu’elle le désire !… O abîme de bonté et d’amour d’un Dieu pour ses créatures ! … Saint Paul nous dit, M.F., que le Sauveur, en se revêtant de notre chair, a caché sa divinité et a porté l’humiliation jusqu’à l’anéantisse-ment. Mais, en instituant le sacrement adorable de l’Eucharistie, il a voilé jusqu’à son humanité, il n’a laissé paraître que les entrailles de sa miséricorde. Oh ! M.F., voyez de quoi est capable l’amour d’un Dieu pour ses créatures !… Non, M.F., de tous les sacrements, il n’y en a point qui puisse être comparé à celui de l’Eucharistie. Dans celui du Baptême nous recevons, il est vrai, la qualité d’enfants de Dieu et, par conséquent, nous avons part à son royaume éternel ; dans celui de la Pénitence, les plaies de notre âme sont guéries et l’amitié de notre Dieu nous est rendue ; mais dans le sacrement adorable de l’Eucharistie, non seulement nous recevons l’application de son Sang précieux, mais encore l’auteur de toute grâce. Saint Jean nous dit que Jésus-Christ « ayant aimé les hommes jusqu’à la fin , » trouva le moyen de monter au ciel sans quitter la terre il prit du pain entre ses mains saintes et vénérables, le bénit et le changea en son Corps ; il prit du vin et le changea en son Sang précieux, et donna à tous les prêtres, dans la personne de ses apôtres, le pouvoir de faire le même miracle, toutes les fois qu’ils prononceraient les mêmes paroles ; afin que, par ce miracle d’amour, il pût rester avec nous, nous servir de nourriture, nous consoler et nous tenir compagnie. « Celui, nous dit-il, qui mange ma chair et qui boit mon sang vivra éternellement ; mais celui qui ne mange pas ma chair et qui ne boit pas mon sang n’aura pas la vie en lui . » Oh ! M.F., quel bonheur pour un chrétien d’aspirer à un si grand honneur que de se nourrir du pain des anges !… Mais, hélas ! qu’il y en a peu qui le comprennent !… Ah ! M.F., si nous comprenions la grandeur du bonheur que nous avons de recevoir Jésus-Christ, ne travaillerions-nous pas continuellement à le mériter ? Pour vous faire concevoir une idée de la grandeur de ce bonheur, je vais vous montrer : 1° combien est grand le bonheur de celui qui reçoit Jésus-Christ dans la sainte communion et 2° les fruits que nous en devons tirer. Lire la suite

Que celui qui est sans péché jette la première pierre…

Reçu à coup de pierres … reçu à coup de langues

Les coups de langues font parfois plus de mal que les coups de pierres…
Ils font des blessures bien plus longues à cicatriser…

Jésus

Avec ces « cancans » comment faire ?

– une vraie communauté ? une vraie famille ?
– une communauté qui suscite l’admiration et attire ?…
– une communauté , une paroisse qui soit « bénédictine » ?

Ecoutez ce que dit saint Jacques : « Comment se servir de la même langue pour louer Dieu et dire du mal du prochain qui est l’image de Dieu… » Lire la suite

Pousse au large et lance tes filets…

UNE VIE BIEN PEPERE…ENFERMEE DANS SON PETIT GHETTO…

Croyez-vous, mes frères, que ce puisse être cela la vie d’un chrétien ?

Et pourtant, ne serait-ce pas là le rêve de plus d’un d’entre nous ? Il ne faut pas nous en étonner outre mesure puisque cette tentation a pu atteindre des gens aussi saints que notre saint patron, le grand Saint Grégoire, premier pape de ce nom, qui avait été moine bénédictin et qui, porté au suprême pontificat, se plaignait en ces termes : « Voici que maintenant je suis ballotté par les flots de la haute mer et harcelé, comme par une tempête, par les soucis de la vie pastorale, et, quand je me rappelle ma vie passée comme si je regardais derrière moi, je ne puis m’empêcher de soupirer en apercevant le rivage qui s’éloigne… Je suis même tellement ballotté par les flots que je puis à peine apercevoir le port que j’ai quitté ! »

Ces regrets, le saint pape n’y céda pas. Voici même ce qu’il écrivait au chapitre 5 de son Pastoral à l’adresse de ceux qui étaient tentés de se réfugier dans la contemplation pure : « Il y en a pas mal qui, riches de dons, répugnent cependant à pourvoir à l’utilité du prochain par la prédication parce qu’ils brûlent du désir de s’adonner à la seule contemplation. Ils aiment la paix de la solitude, ils recherchent l’éloignement du monde pour s’adonner à la méditation. Si on les juge en stricte justice sur ce point, il faut dire que, sans aucun doute, ils sont d’autant plus coupables qu’ils auraient pu rendre de plus grands services en venant en public. En vertu de quel esprit, en effet, celui qui aurait pu briller dans le service du prochain préfèrerait-il sa solitude à l’utilité des autres, quand le propre Fils Unique du Souverain Père, pour être utile à la multitude, est sorti du sein du Père pour venir en public, au milieu de nous ; ut veniret in publicum nostrum ? »

Pousse au large et lance tes filets...

Oui, chers frères, qu’aujourd’hui tous ceux d’entre nous qui pourraient être tentés de se recroqueviller ainsi sur eux-mêmes et de rester paisiblement au port, à l’abri des tempêtes, tous ceux qui seraient tentés de se renfermer dans leur petit groupe, dans le cercle étroit de leurs « petits copains », de leurs amis et connaissances, entendent l’ordre de Jésus à Pierre : « Pousse au large ! » : c’est la consigne que Jésus nous donne à tous aujourd’hui dans cet évangile.

Tout d’abord, elle s’adresse à notre communauté chrétienne et à tous nos groupements.

Nous avons une tendance instinctive, par exemple au sortir des messes, à nous retrouver entre nous, entre connaissances, et les nouveaux venus se sentent seuls, très seuls au milieu de tous ces gens qui se connaissent… Combien parmi nous pensent à aller vers eux ? Pourtant ils sont vite repérés ! Que de fois j’ai entendu ce reproche dans la bouche de paroissiens venus de l’extérieur et qui finalement ont réussi à s’intégrer dans la communauté : « Pour être admis, accueilli dans votre communauté, il faut vraiment le vouloir ! » Lire la suite

SYRIE : c’est dans les larmes que les chrétiens de Kamichli ont accueilli 2016

L’Œuvre d’Orient est horrifiée par l’attentat perpétré dans la ville de Kamichli où près de vingt chrétiens ont trouvé la mort de manière ciblée et de nombreux autres blessés dans deux restaurants.

Il est plus que jamais nécessaire de prendre les moyens pour arrêter les violences en Syrie et en Irak.

Mgr Pascal Gollnisch

Directeur général de l’Œuvre d’Orient

Paris le 04 janvier 2016

Message du Patriarche syriaque catholique, S.B. Ignace Youssef III Younan

A peine le Pape François venait de lancer son message de paix pour le Nouvel An, «Gagne sur l’indifférence et remporte la paix!», que la communauté chrétienne de Kamichli, l’une des deux villes importantes du Nord-Est de la Syrie, jusqu’ici relativement épargnée, a été le cible d’un massacre terroriste inouï. La nuit du mercredi 30 décembre, une vingtaine de personnes ont été tués et plus de quarante blessés, dont plusieurs dans un état très grave gisant toujours aux hôpitaux. La plupart des victimes étaient des jeunes voulant fêter le nouvel An dans l’espérance et la joie. Ce fut un message très lugubre que des terroristes ont voulu adresser aux chrétiens de cette ville, en semant la mort et les larmes. Un message d’horreur à la communauté chrétienne de ce pays meurtri depuis cinq ans ! Lire la suite

Dans la prière, l’homme tout entier doit entrer en relation avec Dieu

Méthodes psychophysiques et corporelles

26. L’expérience humaine démontre que la position et l’attitude du corps ne sont pas sans influence sur le recueillement et la disposition de l’esprit. C’est là une donnée à laquelle certains auteurs spirituels de l’Orient et de l’Occident chrétien ont prêté attention. Leurs réflexions, tout en présentant des points communs avec les méthodes orientales non chrétiennes de méditation, évitent les exagérations ou les unilatéralités qui, par contre, sont souvent proposées aujourd’hui à des personnes insuffisamment préparées.

Ces auteurs spirituels ont adopté les éléments qui facilitent le recueillement dans la prière, reconnaissant en même temps aussi leur valeur relative: ceux-ci sont utiles s’ils sont reformulés en vue du but de la prière chrétienne. Ainsi, par exemple, le jeûne possède avant tout, dans le christianisme, la signification d’un exercice de pénitence et de sacrifice; mais déjà chez les Pères, il avait aussi pour fin de rendre l’homme plus disponible à la rencontre avec Dieu, et le chrétien plus capable de se dominer et en même temps plus attentif à ceux qui sont dans le besoin. Lire la suite

Quelques aspects de la méditation chrétienne

1. Chez beaucoup de chrétiens de notre temps, le désir est très vif d’apprendre à prier d’une manière authentique et approfondie, malgré les nombreuses difficultés que la culture moderne oppose à l’exigence ressentie de silence, de recueillement et de méditation. L’intérêt que des formes de méditation liées à certaines religions orientales et à leurs modes particuliers de prière ont suscité ces dernières années, même parmi les chrétiens, est un signe non négligeable de ce besoin de recueillement spirituel et de profond contact avec le mystère divin. Toutefois, face à ce phénomène, on a aussi ressenti de divers côtés la nécessité de pouvoir disposer de critères sûrs, au plan doctrinal et pastoral, qui permettent d’éduquer à la prière, dans ses multiples manifestations, tout en demeurant dans la lumière de la vérité révélée en Jésus, grâce à l’authentique tradition de l’Église.   Lire la suite

un vrai chrétien est reconnaissable à quoi ?

L’Evangile d’aujourd’hui nous présente Jésus durant la Dernière Cène, au moment où il sait que la mort est déjà proche. Sa dernière “heure” est arrivée. Il est avec ses disciples pour la dernière fois, et il veut graver dans leur esprit une vérité fondamentale: même quand Il ne sera plus physiquement parmi eux, ils pourront rester encore unis à Lui d’une façon nouvelle, et ainsi porter beaucoup de fruits. Nous pouvons tous être unis à Jésus d’une façon nouvelle. Si au contraire l’un d’eux perd son union avec Lui, cette communion avec Lui, il devient stérile, ou plutôt, nuisible pour la communauté. Et pour exprimer cette réalité, cette nouvelle façon d’être uni à Lui, Jésus emploie l’image de la vigne et des sarments et dit : « De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments.» (Jn 15, 4-5).

 

 la vrai vigne

Avec cette image il nous enseigne comment rester en Lui, être unis à Lui, bien qu’il ne soit pas physiquement présent.

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