Le sens chrétien de l’épreuve troisième partie

JésusL’abandon au Christ dans l’épreuve.

Les incertitudes, les angoisses, les dégoûts sont les remèdes très amers qui sont nécessaires à la santé des âmes.
Il n’y a qu’un chemin qui conduit à Jésus: c’est celui du Calvaire; et l’âme qui ne veut pas suivre Jésus sur ce chemin doit renoncer à l’union divine: « Celui qui veut me suivre, qu’il se renie lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »

Si toute chose nous arrivait à souhait, si nous n’avions ni doutes, ni incertitudes, nous deviendrions vite pleins de suffisance et d’orgueil secret; et au lieu d’exciter la bonté du Père des miséricordes et d’attirer sa compassion pour sa pauvre, faible créature, nous serions une abomination aux yeux de Dieu.

Laissons-nous donc travailler. Notre Seigneur nous aime, il voit jusque dans le fond de nos âmes, même dans ces replis qui sont cachés à nous-mêmes, et il sait ce qu’il nous faut; laissons-le agir, et ne cherchons pas à faire suivre notre manière de voir à notre Seigneur; mais suivons la sienne en toute simplicité.
Plus je regarde Dieu par les yeux de Jésus qui vit dans mon cœur, plus je vois clairement que rien ne peut être aussi élevé, aussi divin, que de nous livrer totalement à Dieu.

Il est certain que le Créateur a le droit de disposer de la créature qu’il a tirée du néant, il est certain que, dans sa Sagesse infinie, il sait ce que nous pourrons accomplir de mieux pour réaliser son dessein; il est certain que son Amour sans bornes est le lieu de repos le plus assuré pour notre aveuglement et notre faiblesse.

Acceptation des épreuves.

C’est surtout dans les jours d’ennui, de maladie, de tentation, de sécheresse spirituelle, d’épreuves, dans les heures d’angoisse parfois terribles qui étreignent une âme, que l’abandon est agréable à Dieu.

Il y a une somme de souffrances, d’humiliations, de peines, que Dieu a prévues pour nous, « afin de compléter ce qui manque à la Passion de son Fils« .

Nous n’arriverons à l’union parfaite avec le Christ Jésus qu’en acceptant cette part du calice que notre Seigneur veut nous donner à boire avec lui et après lui: « Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire? »

Notre Seigneur connaissait tout de la terrible carrière que son Père lui donnait à parcourir; a-t-il hésité à accepter la volonté divine? Non, il l’a embrassée: « Me voici, ô Père, j’ai placé dans mon cœur cette loi de la souffrance, et je l’accepte par amour pour vous.

Verbe de Dieu, Sagesse éternelle, le Christ a prévu la part que nous devions avoir à sa Passion.

Qu’y a-t-il de mieux que de nous livrer, avec lui, à notre Père pour accepter cette participation aux souffrances et aux humiliations de son Fils Jésus? « Ô Père, j’accepte toutes les peines, toutes les humiliations, toutes les souffrances qu’il vous plaira de m’envoyer; par amour pour vous, en union avec votre Fils bien-aimé. »

Si nous pouvions toujours nous maintenir dans ces dispositions intérieures, ne pas nous arrêter aux causes secondes, ne pas nous demander avec murmure, dans les contrariétés: « Pourquoi cela se produit-il? », mais nous élever vers cette volonté suprême qui permet tout, et sans la permission de laquelle rien n’arrive; si nous pouvions toujours regarder au-dessus des créatures, « le cœur en haut », pour voir seulement Dieu, nous abandonner à lui, nous demeurerions constamment dans la paix.

Le sens chrétien de l’épreuve deuxième partie

Le sens chrétien de l’épreuve quatrième partie

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s