Suivre la volonté de Dieu

jésus et la fouleJésus leur dit : « Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. » Marc 3/35

La détermination de suivre la volonté de Dieu en toutes choses sans exception est contenue dans l’Oraison dominicale, en ces paroles que nous disons tous les jours : « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. » Au Ciel, il n’y a nulle résistance à la divine volonté, tout lui est soumis et lui obéit ; ainsi promettons-nous à Notre Seigneur de faire, n’y apportant jamais nulle résistance, mais demeurant toujours très soumis en toutes circonstances à cette divine volonté. Or la volonté de Dieu se peut entendre en deux façons : il y a la volonté de Dieu signifiée, et la volonté de son bon plaisir.

La volonté signifiée comporte quatre parties : ses Commandements, ses conseils, les commandements de l’Église et les inspirations. Pour les commandements de Dieu et de son Église, il faut que chacun plie la nuque et se soumette à l’obéissance, parce qu’en cela la volonté de Dieu est absolue, voulant que nous obéissions si nous voulons être sauvés.

Les conseils, Il veut que nous les observions par désir, et non pas d’une manière absolue ; car certains sont tellement opposés les uns aux autres qu’il serait tout-à-fait impossible d’embrasser la pratique de l’un sans s’ôter le moyen de pratiquer l’autre. Par exemple, c’est un conseil de quitter tout ce que l’on a, pour suivre, dénué de toutes choses, Notre Seigneur ; et c’est un conseil de prêter et de donner l’aumône : mais dites-moi, celui qui a quitté tout d’un coup ce qu’il avait, que peut-il prêter ou comment fera-t-il l’aumône, puisqu’il n’a rien ? Il faut donc suivre les conseils que Dieu veut que nous suivions, et ne pas croire qu’Il les ait tous donnés afin que nous les embrassions tous.

Il y a de plus la volonté du bon plaisir de Dieu, laquelle nous devons regarder en tous les événements, je veux dire en tout ce qui nous arrive : en la maladie, en la mort, en l’affliction, en la consolation, dans les choses adverses et prospères, bref en toutes les choses qui ne sont pas prévues. Et à cette volonté de Dieu, nous devons toujours être prêts à nous soumettre en toutes occurrences, dans les choses agréables comme dans les choses désagréables, en l’affliction comme en la consolation, en la mort comme en la vie, et en tout ce qui n’est pas manifestement contre la volonté de Dieu signifiée, car celle-là prime toujours.

Saint François de Sales (1567-1622) évêque de Genève et docteur de l’Église.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s