Puis-je croire encore au Paradis ?

Jésus en croixla fête de tous les saints et la commémoration de nos fidèles défunts nous font lever le regard de notre quotidien terrestre vers notre futur quotidien céleste et ceux qui le vivent déjà. C’est la bonne nouvelle que nous apporte Jésus et son Église : « Tu seras avec moi au Paradis » dit Jésus au malfaiteur crucifié à coté de lui, qui se repent et le prie (Luc 23,43).

Le Paradis ! Un rêve, un conte de fée, ou une réalité ? On n’ose plus trop employer ce mot là aujourd’hui, comme s’il n’était pas ‘sérieux’, ou ridicule. La science et la technique permettent tant de choses, et le mal est si présent !

Alors, puis-je croire encore au Paradis ? Que fait Dieu ?

Et bien, précisément, il ouvre le passage vers le Paradis. Il est, par amour, suspendu à une croix par trois gros clous, coiffé d’une couronne d’épines, le corps entier déchiré par le fouet, au milieu des moqueries des hommes. Son sang coule, il va mourir, et il nous parle du Paradis.

C’est pour nous y ramener qu’il verse librement son sang. C’est pour cela que nous allons à la messe. Pour recevoir la vie nouvelle qu’il nous donne, l’entourer de notre amour, et offrir son sacrifice pour nous et toute l’humanité.

Le Paradis, c’est ce que veut notre Père, pour nous, ses enfants, comme nous voulons la vie et le bonheur pour nos enfants. Il a envoyé son Fils pour nous le faire savoir et nous montrer le chemin : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5,47). C’est impossible ! Jésus lui-même le reconnait devant ses apôtres, mais en ajoutant que « à Dieu, tout est possible » (Matthieu 19,26). C’est sa volonté, c’est le désir de son amour pour moi, c’est le don qu’il me fait, par son Fils, parce qu’il s’est fait homme, prenant sur lui mon humanité, ma mort et mon péché, mon impossibilité de devenir saint par moi-même.

Accueillir ce possible de Dieu mon Père, au cœur de mon impossibilité, de mon impuissance, c’est toute la difficulté du chrétien. Être saint, aimer comme Dieu aime, vivre de la vie même de Dieu… Alors comment faire ?

En le voulant, en le choisissant, en le désirant, avec persévérance, tourné vers Jésus, priant dans l’accueil de sa présence et de son amour, simplement, soutenu par Marie, comme un petit enfant. En acceptant dans la confiance ma faiblesse, ma pauvreté. « Si vous ne redevenez pas comme des petits enfants, vous ne pourrez accueillir le Royaume de Dieu ».

Avec vous, sur le chemin de la sainteté, portés par lui, Père Geoffroy

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Un commentaire

  1. Bonjour Jean-Pierre, je crois au paradis, parfois j’essaie de l’imaginer , mais en vain, alors je me dis « cool » tu verras bien, je fais entièrement confiance à Dieu, quelque soit l’endroit où je serais, si Dieu est avec moi, cela sera le paradis. Bon après-midi. Amitiés MTH

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