Il a payé pour nous.

Bon SamaritainCommentant la parabole du Bon Samaritain (Lc 10, 25-37), le pape a fait observer que le prêtre et le lévite passaient « de l’autre côté » en voyant l’homme à moitié mort sur la route. Ces deux « fonctionnaires » pensent que cela ne les regarde pas, tandis que le Samaritain, « un pécheur, un excommunié du peuple d’Israël », « fut saisi de compassion ».

Lui « ne regarde pas sa montre, il ne pense pas au sang. Il se fait proche – il descend de son âne – lui panse les blessures… il se salit les mains, il se salit les vêtements. Puis il le chargea sur sa monture… tout sale, plein de sang… et prit soin de lui. Il n’a pas dit : “Je le laisse ici, appelez les médecins, je m’en vais, j’ai fais ma part”. Non. “il prit soin”, comme en disant : “Maintenant tu es à moi, non par possession, mais pour te servir”. Ce n’était pas un fonctionnaire, c’était un homme avec un cœur, un homme avec un cœur ouvert. »

Le pape s’est aussi arrêté sur le personnage de l’aubergiste,

qui accepte de garder l’homme et d’attendre le retour du Samaritain pour le reste du solde. « Tous les deux n’étaient pas fonctionnaires. “Tu es chrétien ? Tu es chrétienne ?”. “Oui, oui, je vais le dimanche à la messe et je cherche à faire ce qui est juste… moins médire, parce que j’aime bien médire, mais le reste je le fais bien”. Mais es-tu ouvert ? Es-tu ouvert aux surprises de Dieu ou es-tu un chrétien fonctionnaire, fermé ? “Je fais cela, je vais à la messe le dimanche, la communion, la confession une fois par an, ceci, cela… Je suis en règle”. Ce sont les chrétiens fonctionnaires, ceux qui ne sont pas ouverts aux surprises de Dieu, ceux qui connaissent beaucoup sur Dieu mais qui ne rencontrent pas Dieu. Ceux qui ne s’étonnent jamais devant un témoignage. Ou plutôt : ils sont incapables de rendre témoignage. »

Le pape a invité « laïcs et pasteurs » à se demander s’ils sont des chrétiens ouverts « aux surprises de Dieu qui si souvent, comme ce Samaritain, nous met en difficulté ».

« Dans ce passage il y a tout l’Evangile », a conclu le pape : « Chacun de nous est l’homme là, blessé, et le Samaritain est Jésus. Et il nous a guéri nos blessures. Il s’est fait proche. Il a pris soin de nous. Il a payé pour nous. Et il a dit à son Eglise : “S’il y a besoin de plus, tu paies et je te le rendrai quand je reviendrai”. »

Pape François

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