Miracle de Fatima

Le matin même du 13 octobre, le grand journal libre penseur de Lisbonne, « O Seculo », publiait sous la signature de son rédacteur en chef, Avelino d’Almeida, un article ironique sur les apparitions de Fatima, où il ne voyait que superstition et supercherie, tout en reconnaissant que le clergé y gardait une attitude correcte : correcte « au moins en apparence », ajoutait-il malicieusement !

Mais aucune de ces manœuvres d’intimidation et de moquerie n’eut de prise sur la foule :

Dès la veille, toutes les routes, tous les chemins de Fatima étaient déjà encombrés de voitures, de bicyclettes et d’une foule immense de pèlerins qui allaient passer la nuit dehors, sur le lieu d’apparitions, et qui marchaient en récitant le chapelet et en chantant des cantiques. La journée du samedi 13 octobre commençait pourtant mal : le temps était pluvieux, triste et froid. Mais cela n’arrêta nullement la foule qui affluait de partout. Il n’y manquait même pas les représentants des grands journaux et leurs photographes. La pluie persistante avait transformé le lieu des apparitions, qui est un bas-fond (une sorte de vaste cuvette entourée de collines, formant un magnifique amphithéâtre naturel), en un vaste bourbier ; et les assistants, pèlerins ou curieux, étaient trempés jusqu’aux os et transis de froid. Un peu avant midi, on estimait la foule entre 70 000 et 100 000 personnes. Enfin, Lucie cria au peuple : « Il faut fermer les parapluies ». Le peuple obéit, et sous une pluie battante, on récita le chapelet. Puis Lucie eut un léger sursaut et s’écria : « Voilà l’éclair ! ». Et levant la main, elle ajouta : « La voilà qui vient ! La voyez-vous ?… ». A la fin de l’apparition sur un chêne-vert, la Sainte-Vierge ouvrit les mains, dont l’éclat se projeta vers le soleil. Instinctivement, Lucie s’écria : « Oh ! regardez le soleil ! » A l’exclamation de l’enfant, tout le monde leva la tête pour voir ce qui se passait.    .

C’est alors qu’une foule innombrable pu contempler à loisir, pendant une douzaine de minutes, un spectacle grandiose, stupéfiant et vraiment unique au monde !

Tout à coup, les nuages se déchirèrent largement, laissant voir une grande surface du ciel bleu. Et dans ce vaste espace sans nuage, le soleil apparut au zénith, mais avec un aspect étrange ! Aucun nuage ne le voilait, et cependant, tout en étant brillant, il n’éblouissait pas et on put le fixer à volonté ! Tout le monde contempla avec stupeur cette sorte d’éclipse d’un nouveau genre. Soudain le soleil trembla, s’agita, fit des mouvements brusques pour finalement se mettre à tourner vertigineusement sur lui-même comme une roue de feu, lançant dans toutes les directions, comme un projecteur gigantesque, d’énormes faisceaux de lumière, tout à tour verts, rouges, bleus, violets, etc. ; il colorait de la façon la plus fantastique les nuages, les arbres, les rochers, le sol, les habits et les visages de cette foule immense qui s’étendait à perte de vue ! Et pendant que la foule haletante contemplait ce spectacle saisissant, les trois enfants voyaient apparaître à côté du soleil la Sainte Famille. Au bout de quatre minutes environ, le soleil s’arrêta. Un moment après, il reprit une deuxième fois son mouvement fantastique et sa danse féerique de lumière et de couleurs. De nouveau, au bout de quelques minutes, le soleil arrêta sa danse prodigieuse comme pour laisser reposer les spectateurs. Après une courte halte et pour la troisième fois, comme pour donner aux assistants le loisir de bien contrôler les faits, le soleil reprit, plus varié et plus coloré que jamais, son fantastique feu d’artifice, sans doute le plus grandiose et le plus pathétique que les hommes aient jamais pu contempler sur la terre. Et pendant l’inoubliable douzaine de minutes que dura ce spectacle unique et saisissant, cette foule innombrable était là en suspens, immobile, extatique, presque sans respirer, contemplant ce drame qui fut aperçu distinctement à plus de 40 kilomètres à la ronde : L’illustre poète portugais, Dr Alfonso Lopes Vieira, témoigna l’avoir vu à 10 lieues de Fatima, alors qu’il ne s’y attendait nullement. C’était le« grand miracle » promis qui se réalisait exactement au jour, à l’heure et à l’endroit désignés d’avance, et qui devait « obliger » les hommes à croire à la réalité des apparitions et à obéir au message que Notre-Dame du Rosaire leur apportait du ciel ! Mais ce fut la  chute vertigineuse du soleil qui fut le point culminant du grand prodige, le moment le plus pathétique et le plus divinement poignant, qui acheva de rapprocher complètement de Dieu toutes ces âmes, par un acte sincère de contrition et d’amour. En effet, au milieu de sa danse « effarante » de feu et de couleurs, telle une roue gigantesque qui à force de tourner se serait dévissée, voici que le soleil se détacha du firmament et, tombant de côté et d’autre, se précipita en zigzag sur la foule atterrée, irradiant une chaleur de plus en plus intense (témoignage du Dr Domingos Pinto Coelho : non seulement on voyait le soleil tomber du ciel, mais on sentait l’augmentation progressive de la chaleur avec l’approche du soleil, ce qui sécha vite les habits trempés des spectateurs), et donnant à tous les assistants l’impression nette de cette fin du monde prédite dans l’Evangile, où le soleil et les astres doivent se précipiter en désordre sur la terre ! Alors, de cette foule épouvantée, s’échappa soudain un cri formidable, une clameur intense, traduisant la terreur religieuse des âmes qui se préparent sérieusement à la mort, en confessant leur foi et en demandant à Dieu pardon pour leurs péchés. « Je crois en Dieu le Père Tout-Puissant » s’écrièrent les uns. « Je vous salue Marie ! », s’exclamèrent les autres. Et d’un seul mouvement, tombant à genoux sur ce sol transformé en un bourbier de terre glaise, les spectateurs récitèrent, d’une voix entrecoupée de sanglots, le plus sincère acte de contrition qui ne soit jamais sorti de leur cœur ! Enfin, s’arrêtant tout à coup dans sa chute vertigineuse, le soleil remonta à sa place en zigzaguant comme il en était descendu. Les gens se relevèrent visiblement soulagés et chantèrent ensemble le Credo ! Et alors que tout le monde était avant trempé jusqu’aux os, chacun eut la douce surprise de trouver ses habits absolument secs. Il y eut même une guérison d’une femme tuberculeuse, qui était restée de longues heures toute trempée.

Pour ceux qui veulent voir le film :

Un très beau film sur les apparitions de Notre Dame de Fatima qui eurent lieu au Portugal en 1917.

N’hésitez pas à commenter et à partager sur les réseaux sociaux, merci.

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2 réflexions sur “Miracle de Fatima

  1. kristelsaintcyr 22 octobre 2016 / 7 h 17 min

    Oui elles sont belles les merveilles du Seigneur ! Quelle joie qu’un tel Sauveur existe et nous aime tant ! Les parfums du Ciel sont plus doux que tous les parfums terrestres car ils touchent directement au cœur !

    Aimé par 2 people

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