La vie spirituelle de l’homme moderne

homme moderneLa vie spirituelle du chrétien consiste essentiellement dans la conscience de l’amitié du Christ. Saint Jean-Baptiste a exprimé cette réalité profonde lorsqu’il a dit de sa relation avec le Christ : « Celui qui a l’Épouse, c’est l’Époux ; mais l’ami de l’Époux, qui se tient là et qui l’entend, est ravi de joie à la voix de l’Époux. Voilà ma joie ; elle est maintenant plénitude. Il faut que Lui grandisse, et que moi, je décroisse.« (Jean 3 29/30)

Ces simples paroles résument toute l’attitude chrétienne dans la vie spirituelle.

Saint Jean-Baptiste a contemplé le Christ, l’Époux, comme Seigneur et Maître de l’Eglise, l’Épouse. Lui Jean n’est que l’ami de l’Époux, il n’a pas de pouvoir sur l’Eglise, il n’en est que l’humble serviteur, parmi d’autres. Toutefois, il se sait l’ami de l’Époux, et c’est comme tel qu’il défini son attitude.                                                           Chaque chrétien peut se dire ainsi l’ami du Christ, et en cela il définit toute son attitude dans la vie spirituelle. Celle-ci, en effet, n’est pas un ensemble rigide et compliqué de règles disciplinaires et ascétiques ; elle n’est pas une méthode stricte de prière et de méditation ; elle est essentiellement la conscience de l’amitié du Christ, présent à son Eglise pour toujours, jusqu’à la fin du monde. De cette amitié peuvent jaillir une règle, une ascèse, une méthode… Mais l’amitié est première et fondamentale, le reste est secondaire et conséquent.

L’ami du Christ se tient là et l’entend, il est ravi de joie à la voie de l’Époux.

La vie spirituelle c’est d’abord de «  se tenir là » c’est une disponibilité devant Dieu, un repos devant sa Majesté, un acte de présence devant le Seigneur. Marie, la soeur de Marthe, était de même  » assise au pied du Seigneur« , dans l’attitude du repos et de la confiance. Il ne nous est donc pas demandé un effort de concentration ou l’observance de règles préalables à une vraie méditation, mais seulement cette attitude réceptive dans la conscience de la présence et de l’amitié du Christ.                                                                                       Cette méthode simple d’oraison est applicable à tous les moments de notre existence souvent agitée. Il n’est pas nécessaire d’avoir un long moment de silence préparatoire à la prière ou à la méditation. Dans le métro, dans l’autobus, dans la rue, il est possible de s’abstraire un instant pour « se tenir là » en présence du Christ et dans la conscience de son amitié. Il faut savoir que cette « présence à Dieu » est toute la vie spirituelle, quels que soit les moyens qui la favorisent et l’entretiennent. Il n’y a pas lieu de regretter un age d’or où le calme de la vie permettait une vie d’oraison soutenue. Dans le mouvement de notre civilisation de la technique et des masses, il y a place pour cette « présence à Dieu« , dont il fait trouver les moyens adaptés à notre vie moderne.

F Max, de Taizé

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