Saint Vincent de Paul

Vincent de Paul
Vincent de Paul

24 avril 1581 : Vincent de Paul naît à Pouy, village des Landes, proche de Dax dans une famille de paysans modestes. La France est en proie aux violences et aux angoisses du lendemain, aux assassinats et aux guerres de religion, jusqu’à l’Edit de Nantes (1598).
Très jeune, il décide de devenir prêtre. Il a la foi, certes, mais il songe également au fait que sa fonction de membre du clergé lui permettra de sortir d’une vie de cultivateur qui ne lui plaît pas. Après des études de  théologie à Toulouse, il est ordonné en 1600.

Un curé au service de la noblesse

En 1605, il aurait été enlevé par des pirates, mais le conditionnel est de mise. Toujours est-il qu’il part à Rome d’où il revient en 1608 pour devenir aumônier de la Reine Margot (femme d’Henri IV). Il sera toujours très proche de la famille royale et il saura s’en faire apprécié. Louis XIII mourant (14 Mai 1643) se confie à lui. 1613, curé de Clichy depuis 1612, il rencontre la riche famille des de Gondi. Il devient précepteur des enfants. Vincent est très heureux de cette belle fonction qui lui procure avantages financiers et culturels, voyages dans les domaines de la famille : Picardie, Champagne, Bourgogne.

Une rencontre décisive

Le 24 janvier 1617 : il est appelé au chevet d’un homme très pauvre à Gannes (près d’Amiens). Vincent prend conscience de l’immense pauvreté dans laquelle vit un très grand nombre de ses contemporains. Son existence en est bouleversée.
Cette même année, Vincent prend la charge de la paroisse de Châtillon-sur Chalaronne dans l’Ain dont de nombreuses terres appartiennent aux de Gondi. Il y crée sa première Confrérie de la Charité : 8 décembre 1617. C’est la naissance des Dames de Charité (devenues les Équipes Saint-Vincent). En 1619, il est nommé aumônier général des Galères et il accomplit son ministère pendant deux ans.
17 avril 1625 : il fonde la Congrégation de la Mission dans un couvent situé dans l’enclos Saint-Lazare (entre les gares du Nord et de l’Est). La mission de ces prêtres qui prennent le nom de Lazaristes: évangéliser les campagnes. Ils parcourent villes et villages de l’Ile de France puis de la France entière.

Le « géant de la charité »

Il combat la pauvreté et secourt avec la cohorte de femmes qui le secondent (au premier rang : Louise de Marillac qui, en 1625 fonde, avec lui, l’ordre des Filles de la Charité) tout ce que Paris renferme de malheureux : bébés et enfants abandonnés, prisonniers, malades, pauvres… Il sillonne les champs de
bataille de Lorraine, collecte et envoie des secours aux victimes des conflits, gère ses établissements, voyage partout en France, installe des Fondations dans plusieurs pays étrangers, jusque Madagascar.
Epuisé, il meurt le 27 septembre 1660. Il est canonisé le 16 juin 1737.
Le 25 avril 1830, son corps est transporté 95, rue de Sèvres dans la chapelle qui porte son nom et où il reçoit, continûment, l’hommage de visiteurs, chrétiens ou non. Car, dès sa mort, un véritable culte se fait jour et perdure. Il est considéré comme LE saint apôtre, LE géant de la charité.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s