Saint Jean-Pierre Néel prêtre martyr

Jean-Pierre NéelJean-Pierre Néel, né en 1832 à Sainte-Catherine-sur-Riverie, diocèse de Lyon,
Il commence ses études au petit séminaire de Montbrison, les continue dans celui de L’Argentière, et entre laïque au séminaire des Missions étrangères de Paris, le 25 octobre 1855. Ordonné prêtre le 29 mai 1858, il part le 29 août suivant pour le Kouy-tcheou. Le 28 mai 1859, il s’embarque à Canton avec quelques missionnaires pour se rendre dans sa mission en Chine. Arrivés à Chao-tcheou, ils se heurtent aux rebelles qui battaient le pays et doivent rebrousser chemin.

Une seconde tentative rencontre plus de succès.

Il arrive le 2 décembre 1859 à Kouy-yang, et se met aussitôt à apprendre la langue.
Il travaillait depuis quelque temps déjà dans cette mission lorsque, en décembre 1861, Mgr Faurie l’envoya visiter une famille de Kia-cha-loung qui avait été préparée au baptême par les catéchistes. Arrivé le 5 janvier au lieu désigné, le P. Néel trouva de nouvelles familles prêtes à se convertir et nombre de femmes qui désiraient connaître notre sainte religion. Il y eut là bientôt une cinquantaine de néophytes; mais les autorités locales s’en émurent et menacèrent de les faire arrêter. Le dimanche 16 février, le missionnaire écrivit à son évêque : « Je devais me mettre en route demain pour la capitale, mais voici que le démon vient troubler ma petite station; je reste au poste pour soutenir mes néophytes, dont le plus ancien, Jean Tchang, mon hôte, a été baptisé ce matin. »

Arrestation de Jean-Pierre Néel

Le mardi 18, vers 4 heures de l’après-midi, des gardes nationaux, commandés par des mandarins à cheval et en palanquin, cernèrent la maison à l’improviste, arrêtèrent plusieurs catéchistes, pénétrèrent dans la chambre où le missionnaire s’était enfermé, emportèrent tous les objets de valeur, garrottèrent le P. Néel et, l’ayant attaché par les cheveux à la queue d’un cheval, l’entraînèrent ainsi jusqu’à la ville voisine de Kay-tchéou.

Ils arrivèrent au prétoire, où le mandarin, siégeant sur son tribunal, interrogea le missionnaire et ses trois compagnons. Il tenta vainement de les faire apostasier et, n’y pouvant réussir, il prononça cette brève sentence « J’ai découvert une conspiration avant qu’elle éclatât et j’en ai puni de mort les auteurs. » Il ordonna en même temps de dépouiller les victimes, que les bourreaux conduisirent hors de la ville après leur avoir lié les mains derrière le dos. Au signal donné, ils firent tomber les têtes des quatre victimes. Au moment où la tête du P. Néel roulait sur le sol, on dit qu’une nuée lumineuse descendit rapidement du ciel, resta quelques instants immobile au-dessus de son corps, puis s’évanouit. La foule des païens témoins du spectacle en fut effrayée et le bourreau plus que les autres.

Le mandarin avait ordonné d’abandonner sans sépulture les corps des quatre victimes pour qu’ils fussent dévorés par les loups et les léopards. Les têtes furent suspendues au haut des remparts. L’évêque parvint à recueillir et à conserver ces restes précieux.

Jean-Pierre Néel a été béatifié avec d’autres martyrs par Pie X, le 2 mai 1909 et canonisé le 1er octobre 2000 par le pape Jean-Paul II, parmi 120 chrétiens morts en Chine entre les XVIIe et XXe siècles.

Fête le 18 février

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