Le sacrement des malades.

Le Christ a-t-il institué le sacrement des malades ?

En bref : La Bible ne l’affirme pas explicitement, mais en lisant ensemble différents passages du Nouveau Testament, nous sommes amenés à postuler l’institution par le Christ de l’onction des malades Lorsque Jésus Christ envoya ses douze apôtres deux à deux pour leur première mission, ils partirent et prêchèrent la pénitence et « ils oignaient d’huile plusieurs malades et ils les guérissaient » (Marc 6, 13). Il est vrai qu’il n’y a pas à proprement parler ici d’institution d’un rite, mais on considère à bon droit cette mission confiée par Jésus à ses disciples comme une préfiguration et une annonce du sacrement. Le contexte montre en effet qu’il s’agit d’une onction miraculeuse, figurant la guérison surnaturelle de l’âme (et du corps) dans un contexte religieux.

sacrement des malades

Si, dans ce passage de l’évangile, on a l’impression que le texte précède l’institution du sacrement, dans la lettre de saint Jacques « 5.14 Quelqu’un parmi vous est-il malade? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur;5.15 la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. »(Jacques 5, 14-15), on a au contraire l’impression que le rite sacramentel de l’onction est dorénavant envisagé comme une pratique courante. Ce rite décrit par saint Jacques est de plus pratiqué « au nom du Seigneur », ce qui le rattache à l’héritage spirituel reçu par les apôtres de Jésus.

Ces deux textes semblent être suffisamment en continuité pour que l’on puisse affirmer avec une relative certitude que, entre ces deux périodes de la prédication évangélique, le Christ a dû instituer un rite d’onction destinée aux malades.

L’onction sacramentelle des malades est-elle obligatoire ?

Comme pour la confirmation, il n’y a pas obligation à recevoir l’onction des malade en cas de grave maladie et rien n’indique dans la Bible l’existence d’une telle obligation (Jacques 5, 14-15 se présente comme une recommandation). Mais s’il n’y pas précepte obligeant par nécessité, ce n’est pas par légèreté, mais parce qu’il n’en est pas besoin : les fruits précieux de ce sacrement, les grâces qui y sont attachées sont si salutaires et si nécessaires au temps de la maladie et de l’agonie que nul fidèle soucieux de son âme ne dédaignera un tel secours.

Quels sont les différents noms du sacrement des malades ?

Au cours des âges, le sacrement des malades a reçu divers noms : onction ; extrême onction ; onction des malades ; sacrement des malades. A l’expression traditionnelle de « extrême onction », on a tendance aujourd’hui à privilégier celle de « sacrement des malades » ou « onction des malades ». Par là, on veut mettre en avant le fait que l’onction des malades n’est pas réservée aux mourants, mais est propice à toute personne traversant des épreuves physiques graves. On se rappellera toutefois que l’expression d’« extrême onction » ne renvoyait pas seulement à l’extrémité de la vie, mais aussi au type d’onction, l’onction des malades étant le dernier type d’onctions possibles : il y a onction au baptême, à la confirmation, à l’ordination et enfin dans la maladie.

L’onction des malades remet-elle les péchés ?

La rémission des péchés et la remise des peines dues aux péchés appartiennent incontestablement aux effets secondaires de l’onction des malades.
Non seulement l’onction des malades communique la grâce et ranime spirituellement l’âme du malade, et parfois de manière liée son corps, mais elle remet aussi les péchés : « Si le malade a commis quelque péché, il lui seront remis » (Jacques 5, 14-15). La formule même qui accompagne l’onction parle de cette rémission. Ces textes parlent d’une manière si générale que cette rémission doit s’entendre à la fois des péchés véniels et des péchés mortels.

Ainsi, si quelqu’un est inconscient, et qu’il éprouvait auparavant le regret de ses fautes, ses fautes lui seront pardonnées, et ceci bien plus sûrement par l’onction des malades que par la confession : la confession suppose l’aveu de ses fautes, mais l’onction des malades ne suppose que le repentir intérieur.

Si l’onction des malades a le pouvoir de pardonner les péchés, elle ne remplace pas toutefois la confession. La confession reste le moyen ordinaire de remettre le péché : c’est seulement lorsque ce moyen de justification ne peut plus être employé que l’onction des malades le supplée efficacement.

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