Dieu Miséricorde

sculpture« Je suis, a dit le Seigneur à la Mère Anne-Marguerite Clément, la grande mer et le vaste océan de miséricorde, sans fond ni rive. Je veux que tu t’abandonnes à moi sans réserve. »  « Ma miséricorde fait avec ma charité comme le fond de mon être », a-t-Il dit à sainte MarieMadeleine de Pazzi.  « Ma miséricorde, dit le Père éternel à sainte Catherine de Sienne, est, sans aucune comparaison, beaucoup plus grande envers vous que tu ne peux le voir, car ta vue est imparfaite et finie, tandis que ma miséricorde est infinie et parfaite. Il y a donc entre ton appréciation et la réalité toute la distance du fini à l’infini. »

Le monde perdu, Le monde racheté.

Enseignement de Dieu à sainte Catherine de Sienne : « Je vous ai donné le Verbe, mon Fils unique, parce que le genre humain tout entier était corrompu par le péché du premier homme, et que, sorti de la chair viciée d’Adam, vous ne pouviez plus acquérir la vie éternelle. J’ai voulu unir ma grandeur infinie à la bassesse de votre humanité, afin de vous rendre la grâce qu’avait détruite le péché. Je ne pouvais souffrir comme Dieu la peine que ma justice réclamait pour le péché, et l’homme était incapable d’y satisfaire, puisque l’offense était commise contre moi, qui suis la bonté infinie. C’est pour cela que j’ai envoyé le Verbe, mon Fils, revêtu de votre nature déchue, afin qu’il souffrît dans la chair même qui m’avait offensé, et qu’il endurât la douleur jusqu’à la mort ignominieuse de la croix. Il satisfit ainsi à ma justice, et ma miséricorde put pardonner à l’homme et lui rendre encore accessible la félicité suprême pour laquelle il avait été créé. La nature humaine unie à la nature divine racheta le genre humain, non seulement par la peine qu’elle supporta dans la chair d’Adam, mais par la vertu de la divinité, dont la puissance est infinie. Il ne resta plus de la tache originelle après le baptême qu’un penchant au mal, une faiblesse des sens, qui est dans l’homme comme la cicatrice d’une plaie. »

Jésus et les pécheurs

Le Seigneur apparaissant à Mechtilde avec un vêtement ensanglanté, lui dit : « De même que mon humanité s’est présentée, avec un amour ineffable à Dieu le Père, toute couverte de sang, en victime, sur l’autel de la croix, ainsi, dans le même sentiment d’amour je m’offre au Père céleste pour les pécheurs, en Lui représentant tous les divers tourments de la passion ; et ce que je désire le plus est que le pécheur se convertisse et qu’il vive. » Autre parole du Seigneur à la même sainte : « Tant qu’un pécheur reste dans le péché, il me retient comme enchaîné, étendu sur la croix ; mais aussitôt qu’il se convertit, il me délie incontinent, et moi, comme si vraiment je venais d’être détaché de la croix, je tombe sur lui comme autrefois sur Joseph (d’Arimathie), avec ma grâce et ma miséricorde, et me livre en son pouvoir, en sorte qu’il peut faire de moi tout ce qu’il veut. Mais s’il persévère dans le péché jusqu’à la mort, ma justice aura pouvoir sur lui, et alors elle le jugera selon son mérite. »  La prière de Marguerite de Cortone consistait surtout à considérer sa vileté, et elle se demandait comment elle osait communier, s’en trouvant indigne. Mais Notre-Seigneur la consola en lui disant : « Si j’ai revêtu ton âme de la splendeur de mes grâces, ce n’est pas seulement pour ton profit personnel, mais je veux que l’exemple d’une vocation si gratuite de ma part donne confiance aux pécheurs qui voudront revenir sincèrement à moi, afin qu’ils sachent que le sein de ma miséricorde est toujours ouvert. » Une autre fois, le Seigneur lui dit : « Ce qui m’attire à toi, c’est que je te destine à être une lumière pour le monde, afin qu’il soit sauvé en imitant ta pénitence. » Un jour, dit Sœur Marie-Aimée, que je m’étonnai des tendresses de mon Dieu, alors que je Lui avouais mes fautes, Il me dit : « Comment veux-tu que j’agisse différemment à ton égard. Si le plus grand pécheur du monde se retournait vers moi après ses crimes, comme tu me reviens après tes négligences, je le recevrais incontinent dans les bras de ma miséricorde. »  Marie-Catherine Putigny eut un jour la vision des deux disciples cheminant sur la route d’Emmaus. Quand toute la scène, telle que la dépeint l’Évangile, eut passé sous ses yeux, le Sauveur lui dit : « C’est ainsi que j’agis à l’égard du pécheur : mes premières avances sont plus sensibles pour l’aider à sortir de la mauvaise voie, mais loin de l’abandonner ensuite à lui même, je marche à côté de lui dans la vie ; ma parole s’insinue doucement en son âme, elle y produit la connaissance et l’amour de la vérité. C’est à l’amener à ce but que ma grâce tend incessamment malgré d’apparentes lenteurs. »

La divine miséricorde poursuit le pécheur jusqu’à sa dernière heure

Le 2 décembre 1920, Jésus dit à Marie-Fidèle53 : « J’aime les pécheurs et j’ai soif de leurs âmes. Les souffrances que tu as endurées avec ma grâce et dans une union intime avec moi, je les ai unies au sacrifice de la croix, dont elles tirent toute leurs force. Je veux que tu me laisses toujours le choix du pécheur en faveur de qui j’appliquerai le fruit de tes souffrances, et de tes sacrifices, maintenant ou plus tard. Je suis le Seigneur qui règle tout pour le mieux, selon ce qui convient à ma gloire et au salut des âmes. Ce sont les pécheurs en face de la mort qui ont un besoin plus grand de ma miséricorde. Je suis le bon Pasteur à l’égard des pécheurs ; c’est pourquoi envers toi, ma victime j’agis comme un juste juge. Ne suppose aucune âme perdue jusqu’au dernier moment de sa vie. Mon amour de Rédempteur et ma sollicitude de Pasteur poursuivent le pécheur avec longanimité jusqu’à la mort pour le sauver et le rendre heureux ; car j’aime les pécheurs.

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