Qu’est-ce que le bonheur ?

« Qui nous fera voir le bonheur ? » (Ps. 4.7).

Cette question fut posée, il y a bien longtemps, par un roi célèbre, le roi David, dans une poésie du livre des Psaumes, Livre qui fait partie de la Bible. Nous le voyons, la recherche du bonheur n’est donc pas chose nouvelle. Préoccupation séculaire, cette grande interrogation du cœur humain n’a cessé de se renouveler de génération en génération, pour être, encore aujourd’hui, très actuelle.

Mais, dirons-nous, cette quête universelle du bonheur n’est-elle pas légitime ? N’est-il pas vrai qu’au fond de lui même, l’homme garde le sentiment qu’il n’est pas venu au monde pour être malheureux? Il est certain que consciemment ou inconsciemment, la nostalgie du paradis perdu, ce lieu où tout devait être merveilleux et parfait, continue à hanter notre mémoire. A l’évidence, l’être humain a besoin de connaître le bonheur, au moins un certain bonheur, pour avoir le sentiment de vivre, de vivre vraiment.

Qui nous fera voir le bonheur?

N’y a-t-il pas, finalement, quelque chose de pathétique dans cette interrogation? Elle rappelle l’universelle inquiétude des hommes, leur angoisse existentielle. N’y aurait-il personne qui puisse nous enseigner le chemin du bonheur, nous conduire à sa source? Si David pose la question, c’est qu’il se fait l’interprète de sa génération atteinte, elle aussi, du mal de vivre; comme toutes les générations l’ont été et le sont encore, à des degrés plus ou moins forts, suivant les temps et les circonstances.

David nous donne la réponse dans la suite de son poème, de ce Psaume 4 où nous lisons à partir du verset 7 : « Fais lever sur nous la lumière de ta face, ô Éternel! Tu mets dans mon coeur plus de joie qu’ils n’en ont quand abondent leur froment et leur moût. Je me couche et je m’endors en paix, car Toi seul, ô Éternel, tu me donnes la sécurité dans ma demeure. » Voilà qui est simple et clair : Pour la Bible, le bonheur ne se trouve pas dans ce que l’on a, ou dans ce que l’ont fait, mais dans la relation que nous avons avec Dieu, le Dieu éternel et créateur; celui qui nous a donné la vie et qui seul sait ce qui convient à notre vie pour que nous soyons heureux.

Dans la Bible le mot heureux est utilisé près d’une centaine de fois.

Son message, loin d’être triste et ennuyeux, est porteur d’une espérance et d’une vie qui apportent à tout homme qui l’accepte, un bonheur serein et durable. Celui-ci ne dépend pas des circonstances, bonnes ou mauvaises, de la vie, mais d’un état intérieur. La source du bonheur se trouve en Dieu. Lui seul peut rendre l’homme heureux, au moyen de la paix et de la satisfaction qu’Il met dans son coeur lorsqu’il se confie en Lui.

C’est aussi ce qu’un autre roi, Salomon, le fils de David, a reconnu dans son livre, l’Ecclésiaste, qui fait aussi parti des écrits qui forment l’ensemble de la Bible. Après avoir recherché son bonheur au travers des plaisirs et des jouissances que la vie pouvait lui offrir – et, en tant que roi, il avoue ne s’être privé de rien sous le soleil – il en vint à connaître le désespoir, tant sa désillusion était grande. C’est alors qu’il fit la découverte qui changea son existence; il l’a résumée en ces simples mots, en disant au chapitre 8 et au verset 12 : « le bonheur est pour ceux qui craignent Dieu » ; c’est à dire pour ceux qui ont à son égard, respect et obéissance!

Il est vrai que ces deux mots, respect et obéissance, ne sont guère de mise aujourd’hui. Pourtant la Bible nous fait comprendre que nous ne pouvons pas vivre notre vie sans tenir compte des buts que Dieu lui a fixés. L’obéissance aux lois morales et spirituelles qu’Il nous a fait connaître, loin d’être un handicap au bonheur de l’homme est, au contraire, la condition pour le réaliser pleinement. Ne pas en tenir compte nous coupe de la source de la vraie vie et du bonheur.
Combien de personnes cherchent le bonheur et ne le trouvent jamais, parce qu’elles le cherchent dans les biens matériels, dans les choses éphémères de ce monde, au lieu de le chercher auprès de celui qui en est l’auteur et la source : Dieu lui-même! Si les hommes connaissent tant de mal être sur terre, particulièrement dans les pays où il y a surabondance de biens, n’est-ce pas parce qu’ils ont oublié quelle heureuse satisfaction peut leur procurer une communion personnelle avec leur Créateur? Notre civilisation moderne a cru pouvoir se passer de Dieu et de toutes les valeurs morales et spirituelles que sa Parole, la Bible, nous apporte. Cela l’a plongé dans une voie de misère et de mort.

Georges Steiner, dans son livre: « la culture contre l’homme », montre comment l’homme moderne est devenu inconscient et aveugle. Orgueilleux de sa culture occidentale, il ne se rend pas compte de sa folie et de son caractère suicidaire. Pour cet auteur contemporain, le glas a sonné pour l’occident. « Notre culture, écrit-il, est une culture morte. Poussée toujours plus vers l’érudition, rendue capable, grâce aux ordinateurs, de tout connaître et de tout emmagasiner, notre culture est devenue morte à la véritable vie des hommes; elle est morte à leurs besoins les plus immédiats; elle est morte, puisqu’elle est incapable de les aider à résoudre leurs problèmes. » Au milieu de ce pessimisme bien compréhensible, Steiner laisse toutefois échapper une lueur d’espoir: « Je m’attends, dit-il, que nous poussions la dernière porte du château, pour découvrir qu’elle s’ouvre sur des réalités hors de la compréhension et de l’autorité humaines … »!

Le journaliste Marc Paillet, faisant l’analyse du livre de Steiner pour l’hebdomadaire l’Express, écrivait ceci: « Pourquoi notre civilisation occidentale, qui a édicté son ordre avec orgueil à la planète, est ­elle ainsi habitée par la mort, comme elle l’est par le mensonge, la désespérance, l’inhumain…? Même contre toute raison, l’homme le moins mystique conserve cette idée têtue qu’un certain destin privilégié de l’humanité fera que la porte s’ouvrira, au bout du compte, sur un recommencement ».

« Réalités hors de la compréhension et de l’autorité humaines » dit Steiner ; « Destin privilégié de l’humanité pour un recommencement » écrit Paillet. Pourquoi ne pas dire plus ouvertement ce qu’au fond de son coeur, tout homme ayant encore un brin de bon sens s’avoue secrètement, même s’il en est inconscient? Pourquoi ne pas nommer Dieu? Car en tout état de cause, Dieu reste notre seule espérance! Quel est l’homme qui, sentant sa fin prochaine, ne ressent pas cet ultime sursaut dans sa conscience, qui cherche encore à le ramener à la réalité, et même à la vérité! A la vérité de ce Dieu créateur de toutes choses, sans lequel rien ne saurait subsister et qui nous dit dans l’Évangile selon Matthieu, au chapitre 11 et au verset 28 : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos pour vos âmes…Car mon joug est doux et mon fardeau léger« .

Georges Steiner et Marc Paillet, comme tant d’autres, ne semblent pas savoir que la porte a déjà été ouverte, il y a 2000 ans, et que ce recommencement qu’ils espèrent et qu’ils souhaitent est possible. Qu’il est même le seul recommencement qui puisse rendre les hommes vraiment heureux. Ces gens, dont la culture ne saurait être contestée, n’ont-ils jamais lu la Bible? Ils semblent ignorer que le Christ, le fils de Dieu, est venu dans le monde pour opérer ce changement dans nos vies? Jésus est lui-même la porte du salut; celle qui nous permet de revenir vers Dieu pour retrouver la vie, la vraie vie qui puisse nous apporter bonheur et satisfaction.

Jésus affirme être cette porte. La porte du salut, déjà ouverte pour tous ceux qui croient en Lui. C’est dans le 10ème chapitre de l’Évangile selon Jean, que nous lisons ses paroles: « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger … Mais vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle et elles ne périront jamais; et personne ne les ravira de ma main« .

Chers lecteurs, ne voudriez-vous pas, vous aussi, écouter la voix du bon berger, Jésus-Christ, et prendre la résolution de venir à lui pour être sauvé. Cette abondance de vie qui nous est offerte par Dieu en Lui ne nous décevra jamais. Vous aviez sans doute une certaine idée de ce qu’est le bonheur. Mais vous découvrez que, finalement, cette idée n’était pas conforme à celle que Dieu nous révèle dans sa Parole.

Notre vie, pour être heureuse, se doit d’être vécue différemment. Elle ne peut l’être que parce-que nous recevons la vie du Christ lui-même, par son Esprit qu’il veut faire habiter dans notre coeur. Ne voulez-vous pas le recevoir. Jésus-Christ nous invite à nous repentir de notre incrédulité et de nos péchés et à le recevoir comme le sauveur de notre vie. Allez-vous le repousser?

source

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s